Dépendance à l’alcool : des données contrastées
Entre 2014 et 2021, plus de 200 000 patients ont reçu au moins une prescription de baclofène en France dans le cadre d’une addiction alcoolique (source : ANSM, 2022). Cette diffusion massive s’explique par le manque d’alternatives médicamenteuses efficaces et l’absence de fort effet sédatif du baclofène.
Plusieurs essais cliniques, comme l’étude BACLOVILLE menée en France (2017), ont évalué l’efficacité de ce traitement. Résultats :
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BACLOVILLE : réduction significative de la consommation d’alcool chez 56,8 % des patients sous baclofène contre 36,5 % dans le groupe placebo (sur 6 mois).
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D’autres études (ALPADIR, 2018) discutent cependant une efficacité modeste et suggèrent que les résultats dépendent beaucoup des profils individuels (ancienneté de la dépendance, comorbidités psychiques, etc.).
Il est admis aujourd’hui que le baclofène peut aider une part de patients à stabiliser leur consommation ou à atteindre l’abstinence, mais qu’il n’est pas efficace pour tous. Sa prescription doit être individualisée, encadrée et accompagnée d’un suivi médico-psychologique.
Cas des autres addictions
Les preuves restent rares pour d’autres addictions. Quelques études pilotes abordent l’usage du baclofène dans :
- Dépendance au cannabis (essais pilotes, résultats non concluants)
- Dépendance aux opioïdes et à la cocaïne (données cliniques anecdotiques, sans consensus scientifique)
Aucune recommandation officielle ne valide l’utilisation du baclofène dans ces troubles à ce jour en France (source : Fédération Addiction, 2023).