Le baclofène est principalement étudié dans le traitement de la dépendance à l’alcool, qui touche environ 3,5 millions de personnes en France selon Santé Publique France (2023). Les autres champs d’application demeurent marginaux, du fait d’un manque de preuves robustes dans les autres addictions (tabac, cocaïne, cannabis, opioïdes…), bien que des études soient en cours.
La dépendance à l’alcool : la principale indication
- L’indication officielle en France : Le baclofène bénéficie d’une AMM (Autorisation de Mise sur le Marché) dans la réduction de la consommation d’alcool depuis juin 2018 (Baclocur®), pour les patients adultes à haut risque, lorsque les autres traitements ont échoué ou sont contre-indiqués (source : ANSM, décision n° 2018-174).
- Utilisation hors AMM : Avant 2018, son emploi était encadré par une RTU (Recommandation Temporaire d’Utilisation), d’où sa place particulière dans la pratique clinique.
Autres addictions : un potentiel encore à démontrer
Quelques essais pilotes ont exploré l’intérêt du baclofène dans la dépendance au tabac, au cannabis ou aux opioïdes, mais les résultats, souvent hétérogènes, n’ont pas permis de justifier une extension de ses indications. Actuellement, aucune recommandation officielle ne valide son usage hors alcool en addictologie en France. (source : Revue d’Addictologie, 2022)