Posté: 11 Avr 2013, 22:55
de dignesdubonheur
Bonsoir Jean !

Bon, je vois qu'il y a des interventions fort intéressantes par ici...

Voici mon point de vue.
Sur l'anorgasmie tout d'abord. C'est un ES nouveau pour moi.
Je me suis peut-être avancée sur mes certitudes, mais voilà ce sur quoi je me suis basée.
Hbb m'a devancée, puisque Changethescript (et non pas Joseph99) en a souvent parlé. Cela semble s'être arrangé pour elle...
Il y a peu de temps, elle est intervenue sur un sujet en écrivant que l'essai Bacloville allait comprendre un volet sur l'anorgasmie.
Je souhaitais donc t'inviter à aller sur son sujet.
D'autre part, je suis allée voir mon gyneco cette semaine. Je lui ai parlé du baclo et de mon ES, et il m'a dit : "c'est passager, car il y a beaucoup de psychosomatique dans cette histoire"
Je te l'avoue, tout cela m'arrange bien et m'a fait positiver l'ES en question.
D'autant que je développe de nouveau du psoriasis, mais cette fois sur tout le corps, et d'autres symptômes de dermatologie, tous aussi psychosom les uns que les autres !
Et pis beaucoup de mes ES n'ont été que provisoires (voir plus loin), alors y'a pas d'raison !

Jean a écrit:Le Baclo diminue le tonus musculaire, de toute façon.

Je suis tout à fait d'accord ! C'est bien pour cela que j'ai arrêté le tennis. Par peur de blessure. Je me fais déjà des déchirures en toussant :pack37:
Tu vois, je prends ça avec le sourire, car ça n'est rien comparé aux ES de l'alcool.
Jean a écrit:1 Si les effets indésirables passent à dose égale, cela signifie-t-il qu'il y a accoutumance à la molécule ? Quid, dans ce cas, des effets recherchés ?
2 Si les effets indésirables passent quand on en est à diminuer les doses, que peut-il se passer dans mon cas, puisque j'ai passé 6 mois de sobriété totale à 80mg/jour, c'est-à-dire presque rien, mais avec l'intégralité des effets que j'ai décrits (j'avais oublié les sudations nocturnes) ? Y-a-t-il beaucoup de personnes qui ont atteint l'indifférence qui parviennent à descendre à une posologie inférieure à 80 ?


Là, j'ai mon expérience perso. A 175 mg/j, je pouvais à peine marcher. Aujourd'hui à 265 mg (et non pas 280 comme je l'ai annoncé. Pff), je n'ai pas cet ES.
Alors, je ne parlerais pas de dépendance. Comme le dit hbb, certains oublient de le prendre. Et ceux qui n'oublient pas (comme moi), je crois que c'est plus dans le souci d'y arriver que d'être dépendant !
Quant aux 80mg = ou -, je crois savoir que certains en effet parviennent à cette dose seuil.
Et il y a aussi le fait qu'après les 6 mois de consolidation à sa dose seuil, l'idée c'est de redescendre à une dose de confort, qui peut être de 80 mg, voire moins.
Rien ne prouve aujourd'hui que c'est une bonne chose d'arrêter le traitement par la suite...

Jean a écrit:Faire son deuil signifie faire un travail sur soi qui aboutit au renoncement. c'est donc une action non seulement réfléchie mais volontaire. Si je n'ai pas fait ce travail, c'est que je n'ai pas voulu le faire.


C'est ton choix et ton droit. Mais, parce que je ne peux m'empêcher d'apporter un mais... je crois que faire un travail sur soi, tout seul est extrêmement compliqué. Si tu y arrives, moi je dis Chapeau !!!

Pour ma part, j'ai mis longtemps, mais j'y suis allée pour la première fois, il y a 20 ans. Ah ça c'est sur que c'est du "je remue la merde, et maintenant fais avec et essaie d'en faire quelque chose de bien !"
Moralité : RV les samedis matins, et we de crotte à pleurer et à boire !
Avec le recul, je me rends compte des bienfaits de cette démarche. Que j'ai reprise il y a 6 ans.
Le plus difficile ? Trouver le bon interlocuteur !!!
J'ai testé aussi l'hypnose (psychothérapie à court terme) : génial pour régler des situations immédiates.
Et pis j'ai aussi travaillé dans mon coin, grâce à des lectures larges, certaines conseillées par le psy qui me suivait en cure de désintox.
Quelle source d'épanouissement ! Boudhisme, religions, psychologie, philosophie, parcours de vies,...

Jean a écrit:Jusqu'ici tout va bien c'est l"ici et maintenant" des bouddhistes Zen, ce qui exclut toute idée de but ou de cible à atteindre, mais plutôt : "comme la masse de neige qui tombe de la feuille de bambou"

Je suis bien sûr d'accord à la différence près qu'il est nécessaire de se poser un peu sur le maintenant, pour préparer le demain qui sera un autre jour...
En clair ça n'est pas forcément prendre le présent tel qu'il est (sinon ça serait trop simple et ça se saurait !), mais réfléchir à ce qu'il est vraiment à ses yeux : ce qui nous va et ce qui ne nous va pas,... et en faire quelque chose de bien (j'y reviens à ma phrase fétiche !), pour que demain soit un moment unique lui aussi...
Ca, c'est mon point de vue le plus profond !

Enfin, tu parles de ton collègue parti trop tôt. Je compatis.
Ce qui est extraordinaire, c'est que c'est avec des personnes souffrant de cette maladie (qui n'en a pas dans son entourage ?), que j'ai eu des échanges très particuliers.
J'en connais 3 avec qui j'ai vraiment eu un dialogue intense. Et bien curieusement, toutes les trois m'ont comprise dès le début. Me rabaissant face au mal qui les rongeait, et bien elles m'ont encouragée à parler de moi et ont toutes les 3 (séparément) adhéré à ma démarche en faisant ressortir notre point commun : la détermination pour s'en sortir malgré la menace de mort qui plane...
L'une d'entre elles est partie en août 2012. La deuxième est en rémission, mais ça lui a donné la force de divorcer, de repartir à 0, de retrouver un travail,...
Et la troisième se bat contre une deuxième rechute, avec un moral d'acier.

A bientôt Jean !
DDB