Posté: 06 Nov 2012, 10:06
de joseph99
Arielle,

Comme les paroles de Julie Lillith doivent vous aider à comprendre ce que HBB et moi, en tant qu'accompagnantes, essayons de vous dire depuis le début de votre inscription ;
vous savez quand on est à l'hôpital, on vous demande de donner, entre 1 et 10 sur une échelle de la souffrance, le nombre qui vous correspond le mieux ; il n'est pas possible de mesurer la souffrance de l'autre, suffit qu'il dise qu'il souffre pour que l'on prenne en compte cette souffrance ; mais on sait tous très bien qu'à même degré de souffrance certains inscrivent 3 quand d'autres inscrivent 9 ;
votre mari est peut-être de ceux-là ; il souffre sans rien dire et là, ne rien dire ne veut pas dire être dans le déni ; ne rien dire pour lui c'est cacher sa honte de son alcoolisme, sa peur de guérir, son ras-le bol de vous gâcher la vie, son incompréhension de ce qui lui arrive ......
Laissez-le cacher ses bouteilles, cessez de les chercher, faites-lui l'honneur de ne pas le déshonorer en lui faisant des remarques sur les bouteilles trouvées, sur ses mensonges et sur son état .... autant de choses qui blessent et entravent sa route vers la guérison.
Et si cela est au-dessus de vos forces, je vous avais conseillé et je réitère mon conseil, allez chez vos enfants (ou ailleurs!) et laissez-le gérer lui-même sa situation.
Et si vous pensez qu'il n'en est pas capable alors, c'est que son entrée en traitement ne lui est pas possible pour l'heure ; on aide mais on ne force pas quelqu'un à guérir.
Arielle, nous comprenons combien votre situation, votre place est difficile ; posez-vous un instant, parlez-en au médecin, mais si j'ose dire, ne harcelez plus votre mari. Acceptez-le malade.
Revenez nous voir autant que de besoin.
J99 épouse de Joseph99