Posté: 30 Sep 2012, 01:57
de Papillon34
Bonjour Arielle,

Je vous assure que notre amie qui précède mon message est très compassionnelle, clairvoyante et qu'elle en a bavé : en conséquence, je vous supplierai presque de la croire. Ses références sont impeccables.

J'ai lu votre sujet.
La co-dépendance ou l'accompagnement d'un être cher dans l'alcoolisme comme dans son traitement rendu possible par le Baclofène est un sujet récurrent sur les forums.
Avant évidemment, on mettait l'alcoolique quasiment à la poubelle, consult, aotal, poignée de main : bon vent et au plaisir de plus vous revoir.
Ca change, et justement les accompagnants se mettent à y croire, dans l'espoir, le doute et parfois la souffrance de la déception...

Je me demande si parfois la souffrance de l'accompagnant(e) n'est pas plus grande que celle du (de la) malade.

Oui, votre mari vous ment, surement pour vous protéger.
Mais il n'est pas dans le déni. Ca serait pénible après 4 mois !

Oui, vous avez raison de le dire, la motivation, le désir d'en sortir, sont une affaire personnelle.
Mais l'objectif et son accomplissement ? Vous en êtes, assurément.

Ayant médecin prescripteur, psychologue et vous-même, votre mari a beaucoup de chances.

Comme "Untel" je cous conseillerais d'évacuer les bouteilles sans commentaires... et m'attaquer au problème de fond, la communication entre vous, la confiance que vous lui portez au delà de votre soutien, la "dé-culpabilisation" genre : "ce n'est qu'une "maladie neurobiologique" (en plus c'est surement vrai). On va pas en faire un fromage ! Arrête de feinter avec ta flotte ! Si tu veux boire, bois et devant moi, je suis ta femme, pas la police, tsétéra..." Enfin, ça c'est mes mots, vous pouvez mettre les vôtres !

Et surement voir avec une augmentation de la dose, les répartitions...

Voilà. Je crois que c'est simple.
Parole d'ex-alcoolo dépendant !

Courage,

Bernard