Posté: 12 Fév 2017, 16:56
de hbb
J'ai lu avec grand intérêt votre long message, Jean-Michel, et vous pouvez imaginez à quel point je suis heureuse que vous vous soyiez de la dépendance et que vous repreniez votre vie en main, comme l'a fait notre fils, voici plus de 5 ans.

Imagine-t-on, lors du premier whisky, vers quel esclavage destructeur l'on se dirige ?
Comment faire passer ce message à ceux qui commencent, ou même à votre fils fumant des joints dans sa chambre ou ailleurs?

Ce qui est très intéressant dans votre récit, c'est l'analyse de la place et du rôle de l'alcool, ainsi que celle de ses effets pernicieux.
L'alcool est un remède à l'angoisse, à la dépression, dans un premier temps. Puis il en faut de plus en plus et le cercle vicieux s'installe, sans que l'on prenne jamais en compte les effets pervers du poison, cette saleté de drogue licite, comme vous l'écrivez si bien.

Quant aux effets pernicieux, comme notre fils, vous avez failli tout perdre, famille, travail, vie sociale, santé, en rendant tous ceux qui vous sont chers très malheureux, au risque même de mettre la vie des autres en danger, lors de vos accidents de voiture. Personne ne peut savoir à quel point c'est douloureux et révoltant pour l'entourage.
Votre femme est remarquable. Malgré tout, elle a tenu bon et ne vous a pas abandonné. Elle doit apprécier chaque jour et chaque progrès comme des trésors.

Sauriez-vous expliquer pourquoi vous vous laissiez penser que vous pouviez continuer à boire sous baclofène, durant ces longs premiers mois de traitement ? À cause des angoisses? parce que vous n'étiez pas prêt à arrêter, à renoncer au recours, à la pause, au monde parallèle dans lequel met l'alcool? parce que vous n'aviez pas confiance dans le traitement ? ou parce que le baclofène n'était pas encore efficace parce que pas encore à la bonne dose ? ou tout à la fois peut-être ?

Merci de ce long témoignage, qui sera sans doute déterminant pour l'un ou l'autre qui le lira.
hbb