Posté: 15 Sep 2010, 00:01
de marina
Bonjour à toutes et tous,
Quelques nouvelles, j'ai eu le plaisir de la réponse de PO à une question posée pour combattre le craving: sur ses conseils , j'ai augmenté les doses de 20 mg. C'est nouveau , donc je ne peux juger encore des effets mais cela se passe bien au regard des effets secondaires redoutés.Je suis donc à 150 mg mais comme je suis très "résistante" , je suppose qu'il me faudra plus pour atteindre le seuil.
Ce que je peux dire , c'est que le baclofène , que je prends depuis plus d'un an ( je ne connaissais pas le forum et j'ai augmenté avec prudence , seule , mes doses jusqu'à 100 mg ) m'a permis d'être plus équilibrée , de rompre avec les benzodiazépines petit à petit, de rompre avec les anxiolétiques, de diminuer un peu l'alcool et surtout d'éviter les traitements dangereux prescrits pour les troubles bipolaires ( genre lithium , dépakote .. )
Jusqu'au jour où j'ai constaté que la dépendance quotidienne me dégoûtait de moi et j'ai décidé d'arrêter. J'ai enfermé toutes les bouteilles et depuis je vis dans une maison sans alcool. Ce n'est évidemment pas facile au moment du craving , d'où mes questions au médecin et Pierre-Olivier m'a répondu , ce dont je le remercie beaucoup.
Cela fait presque 3 semaines maintenant.
Je pense mais cela n'engage que moi, que la lente imprégnation du baclofène , m'a fait prendre conscience de mon état de dépendance , me l'a rendu insupportable , et m'a permis de sauter le pas . Car , il me semble ( pour rejoindre Papillon ) qu'il faut aussi se prendre en main et ne pas attendre de miracle total du baclofène. Il faut aussi se donner une limite.
Néanmoins, j'ai accepté ce soir de prendre l'apéritif chez mes voisins , pour voir .. et pour tester.
N'ayant pas d'alcool à la maison , je ne peux déborder et je verrai si demain , mon craving va augmenter ou pas. Dans tous les cas , je suis déterminée à ne plus boire seule, car c'est là que l'on dérive.
Si tout se passe bien , je saurai si oui ou non , la dose seuil est atteinte ou proche et je n'aurai plus cette tristesse du "jamais plus". Sinon , sur les conseils de PO, je verrai comment augmenter tout en restant "abstinente" jusqu'au moment où l'alcool ne sera plus une tentation pour moi.
Chacun son chemin , sans doute, l'essentiel étant de poursuivre le but qui est de solder la dépendance et la culpabilité qui la sous-tend.
Bons chemins à vous tous, il est forcément semé d'embûches mais on y est enfin !
A mitiés