ma modeste contribution

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Messagede Jean-Michel » 11 Fév 2017, 22:29

Je voudrais juste apporter mon modeste témoignage à propose du baclofène.

J’ai bu pendant des années des litres et des litres de whisky, matin, midi et soir à raison de ½ bouteille de whisky par jour en semaine et une bouteille par jour les samedi et dimanche.
Je commençais ma journée par boire du whisky le matin et je la terminais en buvant du whisky avant d’aller me coucher.
Brièvement, quel est mon parcours ?
J’étais alcoolique depuis +/-1997, cela remonte donc à peu près 20 ans d’alcoolisme, 20 années pendant lesquelles je me suis servi de l’alcool pour essayer d’obtenir un peu d’assurance, de calmer cette anxiété permanente qui me rongeait, cette peur de ne pas être à la hauteur ….
J’ai donc gravi les échelons 1 à 1 jusqu’à arriver à mon but, en buvant de plus en plus de jour en jour …
En 06/2013, je me suis rendu compte de mon état et j’ai consulté un médecin qui m’a prescrit du Campral, sans effet aucun sur mon anxiété ni mon envie de boire  j’avais entendu parler du baclofène par le site aubes et mon médecin de l’époque à accepter de m’en prescrire jusqu’à ce que j’atteigne la fameuse dose de 80 mg/jour.
Lorsque j’ai voulu dépasser cette dose, il m’a lancé à la figure « vous me prenez pour un dealer ou quoi ? Dans votre cas, la seule solution est de ne plus jamais boire un seul verre d’alcool durant toute votre vie, le baclofène n’est qu’une drogue comme les autres… ».
J’ai eu les coordonnées d’un autre médecin de ma région via le site Aubes et ce médecin, qui n’est pas comme un autre, m’a directement tutoyé alors qu’il ne m’avait jamais vu, et m’a rassuré en me disant qu’il avait une longue expérience du baclo, qu’il avait été un des pionniers en Belgique à soigner ses patients alcooliques au baclo, qu’il n’avait connu que 2 échecs, le premier car la personne présentait des troubles cardiaques avec le baclo et le médecin a préféré arrêter le traitement et le 2ème qui ne respectait pas le schéma de prise prescrit et chez qui le médecin a préféré arrêter le traitement. Il m’a dit qu’il n’avait pas de limites dans la prescription du baclo, il a même dû monter pour un patient jusqu’à 800 mg/jour et aujourd’hui, ce patient est toujours en vie et ne boit plus jamais grâce au baclo.
Son discours m’a rassuré, il m’a expliqué le schéma de prise du baclo et je retournais chez lui toutes les 3 semaines pour avoir mes prescriptions. Il m’a également prescrit du xanax et des anti-dépresseurs.
Pratique, avec ce traitement, je pouvais continuer à boire tant que je voulais, le baclo allait faire le travail tout seul ….

Jusqu’à cette nuit de février 2014 durant laquelle j’ai eu un grave accident de voiture vers 20h00, en revenant d’une journée de libations.
Miraculeusement, j’en suis sorti indemne, pas de blessé, pas de prise de sang, juste quelques heures à l’hôpital et une voiture détruite - alerte 1 et j’ai continué à boire, de plus en plus …
Jusque fin 2014, où j’étais saturé par le monde politique et je me suis fait à l’époque pas mal d’ennemis, en envoyant des mails incendiaires, fort de ma position de Directeur, à mes supérieurs et en voyant mes relations avec mon fils se dégrader car je buvais de plus en plus, mais je lui interdisait de fumer un joint de temps en temps dans sa chambre, avec ses copains, et les problèmes familiaux qui s’en suivirent avec mon épouse jusqu’à parler de divorce  alerte 2 et j’ai continué à boire, de plus en plus …
Jusqu’à cette nuit de début mars 2015 durant laquelle je me suis évanoui sur le sol de la cuisine et je me suis retrouvé aux urgences pendant 3 jours  alerte 3 et j’ai continué à boire, de plus en plus …
Jusqu’à cette nuit de mai 2015 durant laquelle je me suis évanoui sur mon écran d’ordinateur et j’ai fait une crise de spasmophilie à cause et toujours du mélange alcool/fatigue/baclofène/ xanax - alerte 4 et j’ai continué à boire, de plus en plus ….
Je ne compte pas évidemment les nombreux accidents de voiture survenus pendant cette période. Bien que je n’aie jamais dû souffler dans le ballon et que je n’aie jamais blessé personne ( ‘il y a un bon Dieu pour les alcooliques ….), j’ai quand même été radié de ma Compagnie d’assurance et j’ai eu du mal à retrouver une Compagnie qui soit d’accord pour m’assurer - alerte 6 et je n’ai pas changé d’un iota une équipe qui gagne …

Jusqu’à ce 1er juin 2015 durant la matinée duquel je me suis disputé avec mon épouse, nous avons parlé divorce, revente de la maison et je buvais, je buvais….. pendant cette discussion, jusqu’au moment où excédé, j’ai pris les clés de la voiture qui se trouvait dans le garage dans le but de me suicider, j’ai juste réussi à détruire ma voiture, la remorque qui se trouvait dans le garage avant l’arrivée des pompiers qui m’ont ligoté et transporté au CHU Vésale.
A l’hôpital, j’avais été assez violent avec les personnes qui avaient tenté de me ligoter (bien que ce ne soit pas du tout dans mon caractère ….), ils ont cru que je faisais une crise d’épilepsie et ils m’ont donc attaché à un lit pendant toute une nuit avec un baxter de valium.
J’avais complètement perdu la mémoire, je ne savais même plus qui j’étais ni où j’étais.
Après 48 heures de ce régime, les spécialistes du CHU Vésale ont compris que mon cas ne relevait pas d’une crise d’épilepsie mais d’un état de confusion mentale extrêmement grave, dû aux problèmes familiaux que je rencontrais et à une dépression aggravée par une consommation trop importante d’alcool.
J’ai donc été transféré à la section psychiatrie de l’hôpital Van Gogh.
A ce stade, je délirais complètement, j’avais complètement perdu la mémoire, la seule chose dont je me souvenais était que j’avais laissé derrière moi un véritable champ de ruine au niveau familial.
D’ailleurs, mon épouse venait seule aux visites, mes enfants ne sont jamais venus me voir.
Evidemment, ils m’ont supprimé le baclofène et m’ont prescrit des calmants.
Cette rupture avec le quotidien m’a fait le plus grand bien et après 6 semaines, j’ai pu rencontrer Madame S…., psychiatre, qui a énormément contribué par la suite à ma guérison définitive.
Le diagnostic posé par l’hôpital était que le mélange baclofène (470 mg/jour) et alcool étaient responsables de mon état.
Elle n’était pas tout à fait d’accord avec ce diagnostic en me disant que même le baclo avec l’alcool n’auraient pas pu me conduire à cet état de déchéance psychique, elle voyait plutôt un mélange de plusieurs choses arrivées en même temps et qui m’ont saturé le cerveau, qui n’arrivait plus à gérer toutes les informations.

A ce stade, je ne consommais plus du tout d’alcool mais je n’arrivais pas encore à maîtriser mon anxiété qui ne faisait qu’augmenter au fil des jours.
Je voulais reprendre le travail, elle a catégoriquement refusé mais a accepté que je quitte l’hôpital sous le couvert d’un certificat médical d’un mois.
J’ai tenté de reprendre le travail le 27/07/2015 sous forte dose de xanax, je ne buvais plus et mon anxiété était gérable , dans mon esprit j’étais toujours Directeur financier et je reprenais le travail après une longue interruption pour maladie ….
Mais le politique avait fait son œuvre, je m’étais fait beaucoup d’ennemis par le passé et j’ai appris dès mon arrivée que j’avais perdu mon poste de Directeur Financier, qu’un intérimaire avait été embauché à raison de 2 jours/semaine en attendant de lancer un recrutement pour me remplacer définitivement.
En attendant, j’étais prié de continuer mes prestations comme auparavant, nonobstant une perte de salaire importante. Je n’avais plus la signature mais je devais à travailler comme un fou pour respecter les dead-lines fixées, mon remplaçant se contentant de signer et de profiter du fruit de mon travail.
Fin septembre, je suis donc retombé dans une profonde dépression et évidemment dans l’alcool.
J’ai immédiatement repris contact avec Madame S…, la psychiatre que j’avais rencontré à l’hôpital Van Gogh et également avec mon médecin afin de reprendre mon traitement au baclofène.
Là, j’ai compris que je ne devais pas commettre 2x la même erreur et donc limiter ma consommation d’alcool au fur et à mesure que j’augmentais le baclofène sachant que je prenais des doses importantes de xanax pour soigner mon anxiété.
Pendant cette période, la psychiatre s’est concentrée à soigner ces 3 éléments en parallèle (alcool, dépression, anxiété), avec plusieurs changements de traitement en fonction de l’évolution, et de mon ressenti.
En ce qui concerne le baclofène, c’est même elle qui me le prescrivait à condition que je reste également suivi régulièrement par mon médecin traitant.
Après plusieurs mois, j’ai repris enfin le travail à mi-temps à partir du 01/03/2016 jusqu’au 30/10/2016 et à temps plein depuis le 01/11/2016.
Je consommais encore un peu d’alcool (3 ou 4 verres de whisky par jour) et mon anxiété était enfin sous contrôle.
J’ai tout subi depuis cette reprise du travail, harcèlement moral, mes collègues ne me parlaient plus…, mais je suis resté fort car je sentais que j’avais besoin de jour en jour de moins en moins d’alcool malgré tous ces évènements qui me tombaient dessus jour après jour.
Et puis, le miracle s’est produit, je me suis rendu compte que l’alcool ne me servait plus à rien car dès que j’en prenais, je perdais mon énergie et je n’arrivais plus à me concentrer pour garder le contrôle des évènements.
Et depuis maintenant 1 mois, à une dose quotidienne de 560 mg/jour et tout en continuant à prendre du xanax pour mon anxiété, je ne consomme plus du tout d’alcool, l’idée même de prendre un verre d’alcool ne me tente plus, bref je suis devenu complètement indifférent à l’alcool.
Conséquence : j’ai enfin une vie de famille heureuse, j’ai entrepris des démarches afin de changer d’emploi et je recommence à faire du sport. Mon appétit s’est grandement amélioré et je me sens enfin heureux de vivre ….
Je suis plein d’énergie, j’ai l’impression de redevenir un autre homme et j’ai passé des examens médicaux qui m’ont rassurés, l’alcool n’a pas fait trop de dommages sur mon organisme, rien d’irréparable en tout cas.
Voilà, je remercie ceux qui ont eu la patience lire ce post jusqu’au bout et je voudrais surtout attirer l’attention des personnes qui commencent le traitement au baclofène d’être attentifs aux remarques suivantes :
- Le baclofène n’est pas une pilule miracle , il vous guérira si de votre côté, vous faites également les efforts nécessaires, à savoir :
-Le baclofène fonctionne toujours, mais surtout pas d’auto-médication, suivez bien le schéma imposé par votre prescripteur.
- Discutez régulièrement avec votre prescripteur en fonction de l’évolution des résultats et si vous en resentez le besoin, faites- vous aider par un psychiatre (à condition d’en trouver un bon, ce qui je l’admets, n’est pas toujours facile…)
- Prendre des anti-dépresseurs ou des calmants avec du baclofène n’est pas incompatible si vous limitez votre consommation d’alcool.
- De même que l’association alcool/baclofène n’est pas non plus formellement interdite mais ne considérez jamais le baclofène comme une solution pour continuer à boire l’esprit tranquille, faites également l’effort de votre côté en diminuant de vous-même votre consommation d’alcool au fur et à mesure de l’augmentation des doses quotidiennes de baclofène.
Je n’ai pas la prétention d’apporter la sainte Parole mais le respect de ces petites choses ne peut qu’augmenter vos chances de retrouver enfin une vie décente sans avoir avoir besoin de consommer cette drogue légalisée qu’est l’alcool.
Je vous souhaite à toutes et tous qui commencez un traitement au baclofène toute la réussite possible dans votre lutte contre ce fléau et n’oubliez jamais : reconnaître qu’on est alcoolique et prendre la décision de se soigner, c’est déjà la moitié du combat de gagné, le baclofène fera le reste …
Jean-Michel
 
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Re: ma modeste contribution

Messagede hbb » 12 Fév 2017, 16:56

J'ai lu avec grand intérêt votre long message, Jean-Michel, et vous pouvez imaginez à quel point je suis heureuse que vous vous soyiez de la dépendance et que vous repreniez votre vie en main, comme l'a fait notre fils, voici plus de 5 ans.

Imagine-t-on, lors du premier whisky, vers quel esclavage destructeur l'on se dirige ?
Comment faire passer ce message à ceux qui commencent, ou même à votre fils fumant des joints dans sa chambre ou ailleurs?

Ce qui est très intéressant dans votre récit, c'est l'analyse de la place et du rôle de l'alcool, ainsi que celle de ses effets pernicieux.
L'alcool est un remède à l'angoisse, à la dépression, dans un premier temps. Puis il en faut de plus en plus et le cercle vicieux s'installe, sans que l'on prenne jamais en compte les effets pervers du poison, cette saleté de drogue licite, comme vous l'écrivez si bien.

Quant aux effets pernicieux, comme notre fils, vous avez failli tout perdre, famille, travail, vie sociale, santé, en rendant tous ceux qui vous sont chers très malheureux, au risque même de mettre la vie des autres en danger, lors de vos accidents de voiture. Personne ne peut savoir à quel point c'est douloureux et révoltant pour l'entourage.
Votre femme est remarquable. Malgré tout, elle a tenu bon et ne vous a pas abandonné. Elle doit apprécier chaque jour et chaque progrès comme des trésors.

Sauriez-vous expliquer pourquoi vous vous laissiez penser que vous pouviez continuer à boire sous baclofène, durant ces longs premiers mois de traitement ? À cause des angoisses? parce que vous n'étiez pas prêt à arrêter, à renoncer au recours, à la pause, au monde parallèle dans lequel met l'alcool? parce que vous n'aviez pas confiance dans le traitement ? ou parce que le baclofène n'était pas encore efficace parce que pas encore à la bonne dose ? ou tout à la fois peut-être ?

Merci de ce long témoignage, qui sera sans doute déterminant pour l'un ou l'autre qui le lira.
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Re: ma modeste contribution

Messagede changethescript » 15 Fév 2017, 15:53

Merci d'avoir pris le temps de ce long témoignage encourageant Jean Michel ! Ça fait plaisir à lire !

Grosses bises
change
Je ne suis pas médecin.
Les conseils que je vous donne sont de simples indications de répartition des doses prescrites par votre prescripteur.
Privilégiez toujours ses conseils par rapport aux miens.
Incitez le à s'inscrire, à se former et à participer à notre FORUM MÉDECINS
Renseignez vous sur le baclofène en vous rendant sur le site ARRETER DE BOIRE
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Re: ma modeste contribution

Messagede tatice » 15 Fév 2017, 22:07

merci pour ce beau témoignage et bravo pour cette lucidité avec laquelle tu analyses ton parcours .

c'est un témoignage qui peut apporter beaucoup à tous ceux qui doutent et qui luttent.
ne baisse jamais les bras,
tu risquerais de le faire 2 secondes avant le miracle .
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Re: ma modeste contribution

Messagede enigma67 » 17 Fév 2017, 16:14

Ton parcours est héroique, s'il en est. Et bravo ...
J'ai réussi à trouver un médecin prescripteur. Mais apparemment, il connait pas trop ce medecament. Bref, gendre ; demerde-toi avec la posologie
Tu peux me dire à quelle dose tu as commencé le traitement et tu montais comment dans la posologie et combien de prises par jour.
Merci d'avance, je suis complètement paumée
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Re: ma modeste contribution

Messagede changethescript » 18 Fév 2017, 15:29

Enigma,

Ton fil de discussions principal est ici enigma
On va te venir en aide. Ne t'inquiète pas.

Grosses bises
change
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Re: ma modeste contribution

Messagede Jean-Michel » 22 Fév 2017, 23:23

Merci à toutes et tous pour vos réponses.
J'espère effectivement que mon témoignage pourra donner confiance à celles ou ceux qui veulent commencer le baclo et ne savent pas comment s'y prendre.

Pour hbb : J'ai continué à boire parce que je considérais tout simplement que le baclo me donnait bonne conscience, je pouvais continuer à boire puique je me soignais.
Quand j'ai été hospitalisé suite à ma tentative de suicide, j'étais à une dose de +/- 480 mg/jour et je continuais à boire comme un trou.
Je croyais au baclofène, mais je n'avais pas envie d'arrêter de boire, c'est tout simplement ça. Je me disais que le baclo ferait le travail à lui tout seul et que pendant ce temps là, je pouvais continuer à boire jusqu'à ce que j'arrive à la dose de baclo qui me rendrait indifférent au poison.
J'avais oublié le précepte élémentaire qui dit "aide toi et le ciel t'aidera".
En l'occurrence, j'aurais dû penser "Jean-Michel, donne toi toutes les chances de réussir, le baclo est la démarche idéale mais mets toutes les chances de ton côté et fais un effort pour limiter ta consommation de toi-même".
Voilà, j'espère que cette réponse t'aidera un peu mieux à comprendre les raisons pour lesquelles j'ai continué à boire, je n'étais pas prêt à arrêter le whisky tout simplement, ma volonté d'arrêter n'était pas suffisante.

Pour Enigma,: fais confiance à Change, elle saura te trouver un bon médecin prescripteur comme elle a fait pour moi. Un tout grand merci à elle, ce qu'elle fait est tout simplement merveilleux, elle offre aux gens qui se sentent pris au piège de l'alcool une chance de s'en sortir.
Pour ma part, j'ai commencé 30 mg/jour çen 3 prises régulières, matin, midi et soir.
L'augmentation se faisait par paliers de 15 mg/jour chaque semaine, toujours en 3 prises égales.
Mais un médecin n'est pas l'autre, le principal c'est que tu aies confiance en lui et que se créent entre vous un lien particulier plus fort que celui qui se crée généralement entre un médecin et son patient. ça a été mon cas, il m'a tout de suite rassuré en me disant que le baclo marchait toujours, si je suivais bien ses indications et que l'on se voyait régulièrement pour suivre mon évolution et mes réactions aux différentes augmentations successives des doses de baclo.
Mon médecin m'a remis un schéma qui selon lui est le schéma que suivent tous les médecins prescripteurs.
Je reste à ta disposition si tu as besoin de conseils, mais nul n'est prophète en son pays fais confiance à ce forum et à Change et suis bien les indications de ton médecin prescripteurs.
J'espère avoir pu t'aider, je suis à la disposition de tout un chacun qui voudrait des infos mais encore une fois, pas d'auto-médication, trouvez un bon médecin qui connaisse bien le fonctionnement du baclo, c'est la clé de la réussite...

Jean-Michel
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Re: ma modeste contribution

Messagede hbb » 23 Fév 2017, 00:47

La guérison de la maladie d'alcool est toujours très complexe, Jean-Michel.
J'espère de tout coeur que votre sincérité aidera ceux qui en doutent un peu à comprendre que la volonté de guérir est primordiale, que le baclofène est loin de tout faire et que l'alcool est une fieffée saloperie...
Un grand merci !
hbb
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