Discussion sur l'injustice devant le traitement

Discussion sur l'injustice devant le traitement

Messagede Minerva » 08 Aoû 2009, 11:45

Vous commencez le BACLOFENE, et vous allez vite vous rendre compte que nous ne sommes pas tous égaux.

Que ce soit sur:

Le dosage pour parvenir à l'indifférence.

-Pour certains les effets bénéfiques vont arriver très vite.

-Pour d'autres il faudra atteindre des doses proches de 3 mg par kilo de poids.

-Pour d'autres encore, une dose intermédiaire pourra suffire.

y-a-t-il correspondance ?

-Entre poids et dose: oui mais pas seulement.

-Entre degré de dépendance et dose seuil: oui mais pas seulement.


Julien
Personnellement je continue de penser que l'efficacité de ce traitement n'est pas forcement dû au poids de la personne, mais plutôt à la consommation d'alcool, et SURTOUT de l'âge à laquelle on est tombé dans la dépendance à l'alcool. J'ai beau relire tous les témoignages de personnes guérie grâce au baclofène, il semblerait que la plupart voir tous sont tombés dans la dépendance à l'âge adulte. En ce qui me concerne, j'ai 26 ans et je suis dépendant depuis l'adolescence, le baclofène m'aide beaucoup à réduire le craving, mais il ne tue pas l'habitude. Je veux dire par là, que quand on a commencé tôt l'alcool, on a un peu construit sa personnalité avec cette dépendance, et quand on cherche à en sortir, il y'a aussi ce facteur qui rentre en jeu


Pierre Olivier
Il faut alors vraiment se demander si -justement- il n'y a pas aussi une inégalité devant l'habitude, entre:

- Ceux dont l'habitude ressemble tellement au craving qu'elle fait presque le même effet ... Et donc qui sont peut être devenus physiquement indifférents mais qui ne le savent pas.

- Ceux qui ont réussi à mettre de côté l'habitude, à la connaître donc à la gérer ... Et qui prennent conscience qu'ils sont devenus indifférents.



Mais aujourd'hui personne n'est capable de dire dans quelle catégorie vous allez vous situer

Simplement il faudra respecter les paliers et écouter votre corps.


Mais, les injustices ne s'arrêtent pas là


Nous sommes aussi inégaux face aux ...

Effets secondaires.

Certains toléreront très bien le BACLOFENE ne souffrant que très peu des effets secondaires d'autres vont en ressentir beaucoup ou très fortement

y-a-t-il correspondance ?

Entre état de santé antérieur et effets secondaires, là je crois sincèrement que oui.

Inégaux également face la notion de guérison
MAYA
Je pense qu'une partie de l'inégalité vient aussi du fait que c'est finalement très subjectif, de se considérer comme "guéri" ou non. Je veux dire par là que quelqu'un qui vise l'abstinence totale (comme Julien, il me semble), tant qu'il ressentira encore le moindre envie, se dira sans doute qu'il n'a pas atteint son but. Tandis que moi, par exemple, le fait de me dire "chouette" à l'idée d'un apéro en terrasse en bonne compagnie, ne m'empêche pas de me considèrer comme guérie puisque tout ce que je voulais, c'était d'arrêter de picoler seule. Et puis la plupart des gens, le soir en terrasse, préfèrent une bière bien fraîche à un coca, non? Pourtant, ils ne sont pas tous alcooliques. Donc, dans mon cas personnel, je considère que ces petites envies-là sont légitimes et je ne me prends pas la tête avec. Ce qui me fait penser que la notion de la guérison, c'est finalement aussi en fonction de l'exigence qu'on a vis-à-vis de soi-même



Et les injustices continuent.


-Avec la possibilité de trouver un médecin ou pas

* Le généraliste qui découvre le BACLOFENE avec vous, et auquel nous n'osons pas toujours confier nos craintes, de peur qu'il arrête de nous le prescrire (mais déjà un grand merci à eux de nous faire confiance et de nous suivre dans notre démarche)

* Ou un médecin très connu qui répondra sans problème à vos interrogations

* Ou sommes nous obliger de commander sur Internet ou à l'étranger


- Avec l'entourage dont nous bénéficions


* A-t-on ou non un psychologue qui nous suit régulièrement et intelligemment

* A-t-on une famille

- Qui nous soutient ?

- Qui est plutôt hostile ?


Donc devant tant de possibilités d'inégalités, que dire, sinon que courage et persévérance porteront leurs fruits.






Bonjour,

Pourquoi n'est-il alors jamais question dans les témoignages du poids et de la consommation d'alcool avec la durée ?
Est-il plus difficile d'avouer son poids que son alcoolisme ?
De telles informations me semblent primordiales pour éventuellement permettre de déterminer l'efficacité du dosage.
Qu'en pensez-vous tous ?
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Messagede julien » 08 Aoû 2009, 12:33

Personnellement je continue de penser que l'efficacité de ce traitement n'est pas forcement dû au poids de la personne, mais plutôt à la consommation d'alcool, et SURTOUT de l'âge à laquelle on est tombé dans la dépendance à l'alcool. J'ai beau relire tous les témoignages de personnes guérie grâce au baclofène, il semblerait que la plupart voir tous sont tombés dans la dépendance à l'âge adulte. En ce qui me concerne, j'ai 26 ans et je suis dépendant depuis l'adolescence, le baclofène m'aide beaucoup à réduire le craving, mais il ne tue pas l'habitude. Je veux dire par là, que quand on a commencé tôt l'alcool, on a un peu construit sa personnalité avec cette dépendance, et quand on cherche à en sortir, il y'a aussi ce facteur qui rentre en jeu. Donc OUI le baclo est une super aide, mais malheureusement la guérison devient plus difficile pour certain.

Julien
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Messagede Visitor » 08 Aoû 2009, 13:30

oui moi aussi j' ai trouvé l'idée interressante donc j'ai cité julien dans le fil principal

merci pour vos idées complémentaires, elles sont les bienvenues

amicalement
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Messagede pierre olivier » 08 Aoû 2009, 16:07

Bonjour.

Il faut alors vraiment se demander si -justement- il n'y a pas aussi une inégalité devant l'habitude, entre:

- Ceux dont l'habitude ressemble tellement au craving qu'elle fait presque le même effet ... Et donc qui sont peut être devenus physiquement indifférents mais qui ne le savent pas.

- Ceux qui ont réussi à mettre de côté l'habitude, à la connaître donc à la gérer ... Et qui prennent conscience qu'ils sont devenus indifférents.
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Messagede Maya » 08 Aoû 2009, 21:12

Je pense qu'une partie de l'inégalité vient aussi du fait que c'est finalement très subjectif, de se considérer comme "guéri" ou non. Je veux dire par là que quelqu'un qui vise l'abstinence totale (comme Julien, il me semble), tant qu'il ressentira encore le moindre envie, se dira sans doute qu'il n'a pas atteint son but. Tandis que moi, par exemple, le fait de me dire "chouette" à l'idée d'un apéro en terrasse en bonne compagnie, ne m'empêche pas de me considèrer comme guérie puisque tout ce que je voulais, c'était d'arrêter de picoler seule. Et puis la plupart des gens, le soir en terrasse, préfèrent une bière bien fraîche à un coca, non? Pourtant, ils ne sont pas tous alcooliques. Donc, dans mon cas personnel, je considère que ces petites envies-là sont légitimes et je ne me prends pas la tête avec. Ce qui me fait penser que la notion de la guérison, c'est finalement aussi en fonction de l'exigence qu'on a vis-à-vis de soi-même.
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Messagede Visitor » 09 Aoû 2009, 19:48

une synthèse générale vous sera proposée dans quelques temps

alors merci, de me soumettre vos idées

amicalement
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Messagede Marion » 09 Aoû 2009, 20:36

Tout ça est très intéressant, on essaie d'expérimenter ensemble ce qui devrait être fait par des scientifiques, quoique...
En tout cas, c'est précieux. La subjectivité est importante aussi: ce qu'on a dans la tête avant de commencer le traitement,est-ce qu'on y vient après avoir tout essayé où au contraire, sans avoir expérimenté autre chose? Il y a beaucoup de paramêtres qui entrent en jeux.Moi j'ai cherché pleins de solutions et aucunes
de celle proposées jusque là ne parvenait à me convaincre. Je n'ai donc pas été en cure ni aux AA parce que je n'y croyais pas d'emblée.
Du coup, j'imagine que comme je suis enfin vraiment convaincue par un discours, celui d'Ameisen, je suis confiante et que cette confiance là ne peut être que bénéfique pour l'efficacité du traitement.
Pierre Olivier, je n'arrive toujours pas a bien définir la frontière entre habitude et craving,ça me semble si similaire...
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Messagede Maya » 09 Aoû 2009, 21:50

Encore une réflexion sur l'inégalité qui rejoint un peu ce que dit Marion. En effet, je me suis souvent posé la question de savoir pourquoi le baclofène n'a aucune efficacité sur mon tabagisme? Certains disent qu'ils ont réduit leur consommation de cigarettes, moi je fume encore plus qu'avant. Pourtant, c'est la même molécule qui agit dans le même organisme. Alors elle se situe où, la différence? Eh bien, je crois que c'est au niveau de mon attitude vis-à-vis de ces deux produits. L'alcool, je n'en pouvais plus, il ne me procurait plus de plaisir, c'était une obligation qui me rendait honteuse. La cigarette, bien que je sache qu'elle me coûte cher et qu'elle finira sans doute par me rendre malade, je n'en ai pas encore véritablement fait mon deuil, je n'ai pas "touché le fond" comme on dit dans certains milieux. J'ai remarqué que, lorsque je me trouve dans un environnement où il est impossible de fumer, je n'ai plus cette impression qu'il me faut absolument une clope. Donc, le craving a là aussi disparu. Pourtant, dès que je peux, je me mets à cloper comme un pompier, parce que l'absence de craving ne fait pas tout. Enfin, je ne veux surtout pas insinuer que ceux chez qui l'indifférence tarde à venir manqueraient de motivation, mais peut-être est-ce une motivation plus rationnelle, suite à une dépendance moins longue ou mieux assumée? Je gamberge en fait, mais je voulais quand même ouvrir cette piste de réflexion...
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Messagede Marion » 10 Aoû 2009, 23:57

C'est tout à fait exact.
En ce qui concerne mon tabagisme, il me parait secondaire
par rapport à l'alcool.
Je le sais nocif, j'aimerais bien m'en débarrasser mais pour l'instant la nécessité n'en est pas vitale,l'alcool, par contre, nuit à ma vie quotidienne au point de la détruire. Je sais que je m'attaquerais à la cigarette bientôt, quand je serais mieux, on ne peut pas mener deux batailles de front.
Moi j'ai souvent essayé d'arrêter mes deux addictions en même temps et j'ai échoué et repris de plus belle, mon psy me disait qu'il fallait que j'arrête
de me mettre tant de pression et de m'espèrer capable de l'impossible.
Maintenant, je suis plus sereine, je consomme encore,mais beaucoup moins et je ne me culpabilise plus, j'ai confiance, je sais que petit à petit ça va venir, du coup ça vient.Par contre, je fume, je fume toujours autant...
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Messagede marie11 » 16 Nov 2009, 01:21

J'écris au hasard sue le forum mais malheureusement ce sera la dernière fois . Mon fils pour qui j'avais tant d'espoir nous a quitté samedi matin à l'âge de 42 ans dans son sommeil , d'un infarctus du myocarde . La peine le chagrin m'anéantissent . La cause : un tout, du cholestérol ( bien que traité ) beaucoup de stress ,l'alcool ,( bien qu'il avait bien diminué et .. 2 paquets de cigarettes par jour .Il laisse une compagne et des parents dans un immense chagrin . Je voulais quand même vous remercier de tous vos nombreux témoignages le long du forum en espérant de tout coeur pour tous une amélioration de la situation . Bon courage et soyez prudents . Je continuerai quand même mon travail de soutien auprès de certaines personnes amies de mon fils qui en ont besoin . Encore bon courage . Marie11
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Messagede Maman » 16 Nov 2009, 11:25

Chère Marie,

Ton message m'a bien sûr boulversée. Je t'adresse mes condoléances et...que dire? Je comprends ton immense chagrin puisque moi aussi, tu le sais, je me bats pour mon fils...Ton message me fait frémir et je voudrais pouvoir te réconforter, mais ,rien ne te le ramènera.

Dis-toi que tu as fait tout ce que tu pouvais pour lui.

Je vais très souvent penser à toi.

Maman qui compatit...ô combien!!!
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Messagede Marion » 16 Nov 2009, 13:02

Bonjour Marie,
Que te dire devant ce drame...A part que nous sommes tous plutôt secoués par cet évènement très douloureux...Et que nous sommes avec toi, tu peux continuer à poster ici,cela peut te soutenir.
Je crois qu'une des choses à faire, pour combattre ton chagrin, c'est effectivement de continuer à te battre pour d'autres, il te faut prendre le temps.
De tout cœur avec toi, aujourd'hui je comprends mieux l'inquiétude que tu laissais transparaître au sujet de ton fils, je regrette de t'avoir un peu bousculée à ce sujet,tu sentais sans doute mieux les choses que nous.
Marie, prend soin de toi aussi,n'hésite pas à nous solliciter si tu en sens le besoin.
Très amicalement
Marion
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Messagede nicole » 17 Nov 2009, 01:30

A Marie, je t'envoie plein d'amour,je sais que c'est dur.

Mon compagnon perdu l'année dernière (44a)

Ce fut très dur d'assumer tout ça mais je le sentais à mes côtés et aujourd'hui encore il ne me quitte pas.

De tout mon coeur et de toutes mes forces, je suis avec toi et les tiens
et si tu as besoin de parler, je peux t'écouter autant de fois que tu en as besoin, tu peux me contacter par MP

Je t'embrasse. Nicole
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Messagede SLYDAY » 17 Nov 2009, 23:54

marie

comme tous ici, je suis avec toi( si je peux me permettre ) dans ce moment très douloureux, malheureusement, un jour nous avons tous eu ou aura à subir ces difficiles moments et sans l'amour de ses amis(es) de ses proches ne nous pourrions résister à l'envie de s'éffondrer, d'en vouloir à la terre entière, d'haîre nos DIEUX ? les tous puissants ... et de ne plus rien comprendre aux choses justes ou injustes de l'existance de l'humanité ... pourquoi moi, pourquoi lui ou elle ... à ce moment là ,parfois, on pense qu'il n'y a que nous qui souffrons, on se dit peut-être que nous n'avons pas de chance ici bas, peut-être nous n'avons pas fait ce qu'il fallait, peut-être n'avons nous pas assez aidé son prochain ... peut-être ceux-ci ou ceux-là ... si l'on pouvait éviter de se poser des questions et penser simplement que c'est la vie, elle est faite ainsi, rien est éternelle, tout peut disparaitre à la seconde qui suit, que rien n'empêchera la fin d'une vie si celle-ci doit se faire ... biensûr on ne peut cacher sa douleur, sa tristesse, mais pensons aussi que dans certaines tribus, lors des décés, les proches font la fête, tout dépend de la façon de penser à la mort ... surtout si le defunt à souffert avant de partir, il est enfin libèré ... à ce moment là, nous sommes triste parce que quelque part, ne sommes nous pas égoîste en pensant que nous sommes malheureux car nous ne verrons plus jamais la personne avec qui nous avons des liens affectifs mais qu'est-ce qui prouve que nous ne la verrons plus jamais ? ne reste t elle pas dans notre coeur malgré tout ? essayons de lui parler dans notre fin fond de notre inconscient, peut-être si nous savons écouter, elle nous répondra ... la vie n'est pas un long fleuve tranquille, le bonheur on le fait soit même avec parfois un petit rien, parfois il faut juste apprécier les choses que la nature nous donne ... sûr sans ce "phénomène" qu'est l'argent, ce moyen "d'échange" pour la vie, il est difficile de ne pas suivre l'engrenage pour se perdre dans l'insoucience, mais peut-être est-il temps aussi de changer notre vue vers plus de sagesse !!!
je comprends la douleur d'une mère qui perd l'enfant qu'elle a porté pendant plusieurs mois, mais jamais je ne pourrais ressentir la même souffrance ...
je suis loin d'être parfait, je suis bien loin d'être rempli de sagesse, mais je sais que mon adversaire, l'alcool, ne me vaincra pas car tel un boxeur qui se relève dans ses combats, je me battrais jusqu'au bout et un jour la victoire sera là ...
moi non plus la vie ne m'a pas fait de cadeau, mais même si aujourd'hui je lutte encore avec l'alcool, dans tous mes moments tragiques, je me suis battu et je me suis relevé, est-ce grâce aux 30combats sur 40 gagnés en boxe ? au petit titre de champion des flandres et au 1/4 finaliste du championnat de FRANCE qui me donne l'envie de me battre ? sûr il y a plus de 25 ans mais je suis toujours là ...
Marie, beaucoup d'entre nous te soutienne dans cette douleur, laisse faire le temps tu dois vivre avec son absence physique parce qu'il est toujours là, dans ton coeur ...

je t'embrasse bien fort
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Messagede JUaussi » 19 Nov 2009, 20:50

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