Communiqué sur l'AFSSAPS

Communiqués de l'Association AUBES

Communiqué sur l'AFSSAPS

Messagede julien » 19 Déc 2011, 21:50

NOUS LE DISIONS BIEN !

Nous le disions bien : nous faisions part, le 30 mai dernier, dans notre compte-rendu de la réunion de l’IREB ( 1 ) ( Institut de Recherche sur les Boissons créé par des alcooliers ), de l’évident conflit d’intérêt qui pouvait exister entre certains détracteurs du Baclofène et les laboratoires pharmaceutiques, producteurs de nouvelles molécules.
Eh bien ! Les voilà qui récidivent sans vergogne. C’est au tour de l’Afssaps ( Agence Française de Sécurité SAnitaires des Produits de Santé ), financée par les firmes pharmaceutiques ( et non par l’argent public... cherchez l’erreur ! ), dans un communiqué datant du 6 juin ( 2 ), de mettre à nouveau en garde les médecins et de leur déconseiller formellement de prescrire du baclofène aux alcoolo - dépendants.
Ce communiqué intervient seulement trois jours après l’annonce qu’un essai validé officiellement, conduit par Philippe Jaury ( médecin et professeur à l’université Paris Descartes ), et incluant des dosages élevés, venait enfin d’être accepté par le PHRC ( Programme Hospitalier en Recherche Clinique ). Un essai que réclamaient récemment la Société française d’Alcoologie ( SFA ) et la Fédération Française d’Addictologie ( FFA ), pourtant réticentes au départ.
Dans son communiqué, l’Afssaps ne fait aucune mention de cet essai, alors qu’il pourrait être à l’origine d’une Autorisation Temporaire d’Utilisation ( ATU ), demandée par les laboratoires producteurs de baclofène, et accordée par l’Afssaps en attendant les résultats des essais. On pourrait comprendre la frilosité de l’Afssaps vis à vis du baclofène, au regard de la récente affaire Médiator. Mais le baclofène, prescrit à haute dose depuis 40 ans, a, contrairement au Médiator, déjà largement fait la preuve de sa non-toxicité. Ses effets secondaires sont répertoriés, sans gravité, et tous réversibles. Et à l’inverse, comme en témoignent de nombreux malades et désormais de nombreux médecins ( certains avec des études très poussées comme celles de Renaud de Beaurepaire et Olivier Ameisen ( 3 ) et celle de Philippe Jaury ( 4 )), le baclofène obtient des résultats jamais vu pour combattre une maladie pour laquelle il n’était pas destiné au départ !
L’Afssaps, qui devrait être au service des malades et des médecins, de la santé publique en tout cas, ne peut elle pas prendre position sans l’aval des laboratoires ? Alors que, selon ses propres estimations, il y aurait déjà près de 10.000 à 20.000 prescripteurs de baclofène en France pour traiter l’alcoolisme ? Apparemment non. Dans ce cas, ses recommandations peuvent-elles faire autorité auprès du corps médical ? Nous ne le pensons plus.
Notons au passage que les mêmes mandarins officient à la tête de l’Ireb, aux commandes de l’Afssaps et aux plus hautes fonctions concernant la santé en France. En d’autres termes, ils récidivent et n’hésitent pas à condamner à mort, c’est à dire à laisser sans traitement efficace, non seulement les alcooliques en souffrance, mais aussi ceux qui sont aujourd’hui guéris grâce à la prise régulière de baclofène.
Comment peut-on orchestrer des campagnes anti - tabac et de prévention routière virulentes et coûteuses et ignorer dans le même temps les 40.000 morts annuels Français dus à cette maladie vraie qu’est l’alcoolisme ?
Aubes prend donc une nouvelle fois position et incite les courageux médecins prescripteurs à continuer leur combat pour la cause des malades et à refuser ce diktat. Elle demande à tous de nous rejoindre dans ce combat pour la santé de leurs patients.
Nous avons connu les refuzniks israéliens ( objecteurs de conscience refusant de prendre les armes ) et, dernièrement, à la suite des révolutions dans le monde arabe, les jeunes Espagnols ont suivi le conseil de Stéphane Hessel et ont créé les “ indignaos “ ( 5 ). Partout autour de nous, des gens font preuve de courage et de ténacité pour défendre les droits de l’homme ; droits à la dignité, à la liberté et par la même à la santé. A notre petite échelle, il est de notre devoir de compassion de REFUSER, de nous INDIGNER et de nous RÉVOLTER contre les recommandations d’un organisme officiel qui refuse un traitement pouvant sauver des milliers de malades chaque année. Un organisme qui a par ailleurs validé pendant des années, un autre produit cité ici, ayant, celui-là, causé la mort de centaines de patients.
Il nous faut donc continuer à être mobilisés et de plus en plus nombreux. L’association est faite pour porter vos voix : adhérez ou faites adhérer vos proches pour défendre votre droit à être soignés pour les uns, et votre devoir de venir en aide, par tous les moyens et à tous vos patients, pour les autres.

AUBES, 11 Juin 2011

( 1 ) Compte rendu de la matinée de l’ Ireb du 11 Mai 2011.
( 2 ) Communiqué de l’ Afssaps du 6 juin 2011.
( 3 ) Suppression de la dépendance à l’alcool et de la consommation d’alcool par le baclofène à haute dose : un essai ouvert, par Olivier Ameisen, professeur en médecine et Renaud de Beaurepaire, psychiatre hospitalier. Annales médico-psychologiques, février 2010.
( 4 ) Étude présentée dans sa thèse de doctorat en médecine par Constance Alexandre
Dubreucq : Alcool et baclofène : Étude sur 132 patients suivis pendant un an en ambulatoire, soutenue publiquement le 14 avril 2011 à l’université Paris Descartes.

( 5 ) “ Les indignés “ en référence au texte “ Indignez-vous “ de Stéphane Hessel, 93 ans,
ancien déporté, ancien résistant et diplomate international reconnu. Ce texte a eu
un écho retentissant dans le monde entier. Indigène éditions, octobre 2010.
julien
 

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