L'injustice devant le traitement

L'injustice devant le traitement

Messagede A&B » 07 Aoû 2009, 23:25

Vous commencez le BACLOFENE, et vous allez vite vous rendre compte que nous ne sommes pas tous égaux.

Que ce soit sur:

Le dosage pour parvenir à l'indifférence.

-Pour certains les effets bénéfiques vont arriver très vite.

-Pour d'autres il faudra atteindre des doses proches de 3 mg par kilo de poids.

-Pour d'autres encore, une dose intermédiaire pourra suffire.

y-a-t-il correspondance ?

-Entre poids et dose: oui (peut être ...) mais pas seulement.

-Entre degré de dépendance et dose seuil: oui mais pas seulement.


Julien
Personnellement je continue de penser que l'efficacité de ce traitement n'est pas forcement dû au poids de la personne, mais plutôt à la consommation d'alcool, et SURTOUT de l'âge à laquelle on est tombé dans la dépendance à l'alcool. J'ai beau relire tous les témoignages de personnes guérie grâce au baclofène, il semblerait que la plupart voir tous sont tombés dans la dépendance à l'âge adulte. En ce qui me concerne, j'ai 26 ans et je suis dépendant depuis l'adolescence, le baclofène m'aide beaucoup à réduire le craving, mais il ne tue pas l'habitude. Je veux dire par là, que quand on a commencé tôt l'alcool, on a un peu construit sa personnalité avec cette dépendance, et quand on cherche à en sortir, il y'a aussi ce facteur qui rentre en jeu


Pierre Olivier
Il faut alors vraiment se demander si -justement- il n'y a pas aussi une inégalité devant l'habitude, entre:

- Ceux dont l'habitude ressemble tellement au craving qu'elle fait presque le même effet ... Et donc qui sont peut être devenus physiquement indifférents mais qui ne le savent pas.

- Ceux qui ont réussi à mettre de côté l'habitude, à la connaître donc à la gérer ... Et qui prennent conscience qu'ils sont devenus indifférents.



Mais aujourd'hui personne n'est capable de dire dans quelle catégorie vous allez vous situer

Simplement il faudra respecter les paliers et écouter votre corps.


Mais, les injustices ne s'arrêtent pas là


Nous sommes aussi inégaux face aux ...

Effets secondaires.

Certains toléreront très bien le BACLOFENE ne souffrant que très peu des effets secondaires d'autres vont en ressentir beaucoup ou très fortement

y-a-t-il correspondance ?

Entre état de santé antérieur et effets secondaires, là je crois sincèrement que oui.

Inégaux également face la notion de guérison
MAYA
Je pense qu'une partie de l'inégalité vient aussi du fait que c'est finalement très subjectif, de se considérer comme "guéri" ou non. Je veux dire par là que quelqu'un qui vise l'abstinence totale (comme Julien, il me semble), tant qu'il ressentira encore le moindre envie, se dira sans doute qu'il n'a pas atteint son but. Tandis que moi, par exemple, le fait de me dire "chouette" à l'idée d'un apéro en terrasse en bonne compagnie, ne m'empêche pas de me considèrer comme guérie puisque tout ce que je voulais, c'était d'arrêter de picoler seule. Et puis la plupart des gens, le soir en terrasse, préfèrent une bière bien fraîche à un coca, non? Pourtant, ils ne sont pas tous alcooliques. Donc, dans mon cas personnel, je considère que ces petites envies-là sont légitimes et je ne me prends pas la tête avec. Ce qui me fait penser que la notion de la guérison, c'est finalement aussi en fonction de l'exigence qu'on a vis-à-vis de soi-même



Et les injustices continuent.


-Avec la possibilité de trouver un médecin ou pas:

* Le généraliste qui découvre le BACLOFENE avec vous, et auquel nous n'osons pas toujours confier nos craintes, de peur qu'il arrête de nous le prescrire (mais déjà un grand merci à eux de nous faire confiance et de nous suivre dans notre démarche)

* Ou un médecin très connu qui répondra sans problème à vos interrogations.

* Ou sommes nous obliger de commander sur Internet ou à l'étranger.


- Avec l'entourage dont nous bénéficions:


* A-t-on ou non un psychologue qui nous suit régulièrement et intelligemment

* A-t-on une famille

- Qui nous soutient ?

- Qui est plutôt hostile ?



- avec notre emploi du temps:


* Quelques semaines de vacances (sans aucunes obligation) permettent de faire un "protocole" efficace et d'arriver très vite à la guérison.

* On travaille ... obligé de faire les paliers le WE, c'est plus long pour arriver au résultat.


Donc devant tant de possibilités d'inégalités, que dire, sinon que courage et persévérance porteront leurs fruits.

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