Thierrynath

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Re: Thierrynath

Messagede chouchou » 04 Oct 2020, 20:49

Coucou Thierry
J espère que ce nouveau traitement te soulagera. Les angoisses c est très difficiles à vivre, j en sais quelque chose.
Pour ton fils il y a qd même une petite amélioration ce travail auquel il semble s accrocher va peu être lui permettre d avoir une vie plus stable .
Courage biz
chouchou
 
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Re: Thierrynath

Messagede Thierrynath » 16 Oct 2020, 18:28

Bonjour,

Depuis l'apparition de mes angoisses et le changement de saison (je fais partie de ces gens très nombreux qui dépriment à l'arrivée de l'automne), je retombe dans le black intégral et les rechutes alcoolisées. Dernière en date, et non des moindres, dimanche. Après un weekend pourtant copieusement et diversement occupé (copies, tâches administratives réglées, accrochage d'une tapisserie pour Nathalie, un peu de cuisine, etc...), dans l'après-midi, pendant la sieste de Nathalie, j'ai plongé dans le tonneau et j'ai bu une bouteille de vin en cachette. Cela ne s'est pas vu et il n'y a pas eu de suite. Mais le soir, pendant que je regardais le foot, j'ai descendu une autre bouteille. Une fois couché, je ne parvenais pas à trouver le sommeil et je ne voulais pas perturber Nathalie avec tout cela.

J'ai donc pris le risque insensé de prendre ma voiture pour me rendre aux urgences psychiatriques, heureusement, sans accident ni contrôle de police. J'y ai passé la nuit, non sans avoir parlé un peu avec des infirmiers, ce qui m'a fait du bien. Le matin, un psy est passé me voir 30 secondes pour simplement me dire que je verrais dans la matinée une infirmière en addictologie. Pourquoi donc est-il venu, sans même échanger quelques mots avec moi ? J'en étais révolté !

J'ai donc pu voir une infirmière de l'Équipe de Liaison en Soins Addictologiques, - que j'avais déjà rencontrée par ailleurs au gré de mes apparitions à l'unité addicto de l'hôpital psy local ou au centre médico psychiatrique. L'échange a été fructueux (je craignais qu'elle me soumette l'idée de refaire une cure de sevrage, ce que j'aurais refusé de toute façon). En revanche, je suis passé à l'artillerie lourde en matière psy puisque dans le mois qui vient, j'ai deux rendez-vous avec ma psychologue préférée, qui a accepté de me reprendre après mon long silence, un rendez-vous avec l'infirmière en addictologie, et déjà deux rendez-vous programmés avec mon psychiatre-alcoologue (ce dernier m'en ayant remis une couche au passage hier en augmentant mon antidépresseur de 25 mg).

Je suis bien sûr une nouvelle fois en arrêt maladie ; s'il n'y avait pas eu les vacances ce soir, mon médecin traitant voulait m'arrêter un moi pour que je fasse une vraie coupure, que je m'occupe de moi, que les médicaments se combinent bien et se stabilisent. Alors je m'occupe comme je peux, un peu de bricolage, du ménage dans mes boîtes mails, les courses, les lessives, le ménage, un peu de bricolage. Mais que fais-je, juste pour moi ? Rien ! Donc la galère se prolonge. Depuis quatre jours, je me suis remis à la marche tranquille, une quarantaine de minutes sur des circuits autour de ma maison pour pouvoir rentrer plus vite si j'en ai marre. Mais combien de temps tiendrai-je ce petit exercice physique avant de trouver un quelconque prétexte pour l'arrêter ?

Côté fiston, nous nous attendions au pire la semaine dernière avec son mercredi de repos. Le pire est bien arrivé. Il a bien sûr passé son temps avec ses potes à se défoncer et se "bourrer la gueule" (désolé pour la grossièreté de mon propos), le jeudi matin, nous l'avons réveillé de force pour qu'il aille travailler ; il a quitté la maison dans un état de furie, disant qu'on n'était pas près de le revoir. Il n'est pas non plus allé travailler le vendredi mais je ne sais pas sous quelle étoile il est né, mais il a beaucoup de chance, comme pour la relative indulgence dont il avait bénéficié lors de ses problèmes judiciaires. Son chef ne lui en a pas voulu, son responsable de formation non plus, et il est retourné bosser la bouche en cœur le samedi. Ce weekend, il s'est à peu près bien tenu, de même qu'hier, son mercredi de repos. Bizarre ? Inquiétant ? Rassurant ? Difficile à savoir et à dire. Nous verrons bien ce weekend...

Voilà les dernières nouvelles du front, pas très gaies ni encourageantes pour celles et ceux qui me liraient.
Thierry
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Re: Thierrynath

Messagede hbb » 16 Oct 2020, 19:00

Oh, ce sont des nouvelles aussi grises que le ciel, Thierry. Mais si vous êtes pris en charge de façon correcte par ces trois personnes, espérons une éclaircie au bout du chemin.
Il faut dire que l'attitude de votre fils ne doit rien arranger à votre état dépressifs.
Er vivement que l'hiver passe, que les jours rallongent.
L'idée des promenades est très bonne. Cela occupe bien l'esprit et la nature remet les idées en place. Vous aurez le temps et la force de trouver des occupations "pour vous", une fois que le traitement vous aura soulagé de la lourdeur de vos pensées.
Je vous envoie tout plein de bonnes et énergiques pensées.
hbb
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