Jean

discussion libre d'entraide sur le baclofène
Règles du forum
Bienvenue aux nouveaux !

* Ici vous pouvez créer votre propre sujet, c'est à dire le fil de discussions sur lequel vous pouvez vous présenter et serez suivis tout au long de votre parcours.

* Si vous en avez déjà un, le forum libre est à votre disposition pour aborder d'autres thèmes.

Messagede Jean » 30 Aoû 2011, 13:37

Bonjour à tous,



Je m'appelle Jean et j'habite Orléans. Je suis alcoolique depuis environ 14 ans, et je tente de décrocher depuis 4 ans, avec des succès divers, c'est à dire des rechutes, mais toujours la volonté de reprendre la lutte. Je précise que ça a toujours été une démarche personnelle, jamais ni poussé ni incité par mes proches, que je n'implique pas plus dans la guérision que je les ai impliqués dans ma consommation.



J'ai trouvé de l'aide auprès d'associations, mais pas les AA, car il y a quelque chose chez eux que je n'aime pas (la prise de parole : "je m'appelle Jean et je suis alcoolique... Accoler sa maladie à son identité, comme une contrition perpétuelle et comme un prolongement de cette identité, me déplairait fortement).



J'étais volontaire pour une cure (je n'ai fait que des sevrages en ambulatoire), mais en visitant le centre où devait se dérouler cette cure, j'ai compris que c'était une annexe de l'HP, avec les conditions d'internement qui vont avec : confiscation des clés de voiture, du téléphone portable et des médicaments. La confiscation du téléphone m'aurait obligé à parler de la cure à des personnes proches avec qui je suis souvent en contact, mais avec qui je n'avais pas l'intentention de parler de mon alcoolisme. J'ai donc refusé la cure, ce qui m'a valu d'avoir échange plutôt vif avec le médecin de l'asso qui me suivait... Et de me fermer la porte de ladite asso lors de la rechute suivante, soit une année après.



Je suis donc un peu seul pour poursuivre la lutte. J'ai récemment pris contact avec un psychiâtre pour accompagner mon actuel arrêt de consommation. C'est facile de s'arrêter, autant que de franchir une porte. Avant, il faut juste trouver son chemin dans le labyrinthe qui y mène... Puis de résister aux envies : Quand, au bout d'un an, j'ai constaté que j'étais toujours soumis à la même torture, et que je l'assouvissais avec d'autres compulsions alimentaires, ce qui ne résoud rien au niveau santé, prise de poids et bien être physique, j'ai commencé à m'intéresser au Baclofène.



Avec vos expérience, je pense que vous saurez déjà me dire si cela peut présenter une solution pour moi, car avant d'être alcoolique je suis essentiellement un compulsif.



C'était pas trop long comme présentation ?
Avatar de l’utilisateur
Jean
 
Messages: 396
Inscription: 30 Aoû 2011, 12:45

Messagede Jean » 30 Aoû 2011, 13:58

Non, pas encore. Je ne sais pas pourquoi, je m'atendais à cette question :-)

Je vais bien sûr l'acheter.
Avatar de l’utilisateur
Jean
 
Messages: 396
Inscription: 30 Aoû 2011, 12:45

Messagede Jean » 30 Aoû 2011, 15:40

[font=Verdana]Je viens de commander le livre de O. Ameisen. [/font]
[font=Verdana][/font]
[font=Verdana]Maintenant, au fil des comptes-rendus de ce livre que j'ai trouvé sur ce forum, j'ai pu constater que j'avais déjà intégré certaines notions, comme le fait que l'alcoolisme est une maladie. J'avais aussi abordé le thème du circuit de la récompense avec le médecin de l'asso qui me suivait. Je connais bien ce phénomène, car il y eu une époque où j'étais plus sportif qu'alcoolique.[/font]
[font=Verdana][/font]
[font=Verdana][/font]
[font=Verdana][/font]
[font=Verdana]J'ai bien aimé la comparaison faite avec l'insuline pour les diabétiques, autres déficients en production chimique. [/font]
[font=Verdana][/font]
[font=Verdana][/font]
[font=Verdana][/font]
[font=Verdana]Je n'ai pas abordé le sujet du Baclofène avec la psychiâtre : Je n'en suis qu'à la prise de contact. Elle me demande d'établir ce que je recherche en allant la voir, mais je ne peux pas lui dire d'emblée que je souhaite un prescripteur de médoc. Il me faut atendre un peu, et voir si l'échange est constructif. Je préfèrerais que ce soit la même personne qui prescrive et me suive, mais il n'est pas dit que je poursuive avec elle : elle n'est pas alcoologue et souhaite que je reprenne contact en parallèle avec un alcoologue. Je n'en vois pas l'utilité. Il semble qu'ils n'aient qu'une mission : faire cesser la conso d'alcool, et je crois qu'ils se fichent un peu de mes compulsions alimentaires. De plus j'ai cessé de consommer seul et sans médoc, et ce n'ai pas la première fois. J'en assume les risques et je tiens à continuer dans ce sens. [/font]
[font=Verdana][/font]
[font=Verdana]Je ne l'ai vue qu'une fois et elle a déjà prononcé le mot "antidépresseurs". Je m'y refuse totalement. Autant dire qu'il y a quelques points à régler avant que je parle du Baclofène... [/font]
[font=Verdana][/font]
[font=Verdana][/font]
[font=Verdana][/font]
[font=Verdana]Mon plus gros problème face aux praticiens est de leur faire admettre que mon cheminement personnel face à cette maladie mérite d'être prise en considération. Ils sont (dé)formés par une longue pratique et dénient volontier que le patient puisse avancer sans leur aide. Un comble pour qui traque le déni chez le malade, et dans une pathologie ou l'auto prise en charge de la part du malade est primordiale. [/font]
Avatar de l’utilisateur
Jean
 
Messages: 396
Inscription: 30 Aoû 2011, 12:45

Messagede chick26 » 30 Aoû 2011, 17:01

salut jean

je suis un ancien orléannais (martrois) qui après 7 ans à gien a quitté le loiret pour la drome, je suis inscrit sur le forum depuis 8 jours (je 't'invite à lire mon fil qui n'ai pas encore long pour connaitre mon petit parcours) et je viens de finir le livre d'olivier et je dois dire que je l'avais commandé à reculons (j'avais l'impression d'être forcé) avec le recul je me dis que ce livre est indispensable (simple et rapide à lire à comprendre et facile pour expliquer ce que l'on traverse à ses proches ou son médecin.
j'ai également trouvé sur daily motion des colloques de professionnels dont olivier mais aussi d'autres (jouseaume etc..), je l'ai ai fait visionné à ma femme après lui avoir expliqué et pour une fois elle a confiance en moi elle a compris que le baclo était vraiment une chance, que les spécialistes français et laboratoires n'y ont rien a gagner d'où leur manque d'intérêt pour le baclo (en même temps si on supprime les impôts en France que va ton faire des percepteurs!!)

fais ton cheminement sur ce forum et tu verras que tu es au bon endroit et j'espère pour toi au bon moment, ici il ya toujours quelqu'un à ton écoute nous sommes là tous ensemble pour faire avancer les choses et nous en sortir

bienvenue à toi et soyons fort
:ciao:
Avatar de l’utilisateur
chick26
 
Messages: 138
Inscription: 20 Aoû 2011, 17:32

Messagede Jean » 30 Aoû 2011, 17:42

Salut Chick.

Je viens de parcourir ton fil, ainsi que d'autres fils. Il me vient une certitude et un questionnement :

- Je ne vais pas attendre le prochain rendez-vous avec ma psy (dans 2 semaines). L'issue avec elle est trop incertaine, et 2 semaines d'attente, alors que je suis au tout début d'une période sans alcool, c'est long. Je vais contacter un médecin prescripteur.

- Je ne sais pas trop que penser de l'attitude "indifférente", qui laisse la possibilité de consommer de l'alcool sans verser dans l'intempérance. C'est le contraire du travail que j'ai essayé de faire depuis 4 ans, mais d'un autre côté, c'est un peu ce que je souhaite, car le partage en société est un moment précieux et il m'a toujours été pénible de devoir y renoncer. Consommer zéro alcool c'est hélas une façon de se mettre à part. J'ai bien d'autres difficultés relationnelles, bien d'autres façons de n'être pas dans les clous, qui conduisent à un certain isolement (autre aspect balayé d'un revers de main par un alcoologue).

Sans doute la lecture du livre d'Ameisen M'apportera des réponses.
Avatar de l’utilisateur
Jean
 
Messages: 396
Inscription: 30 Aoû 2011, 12:45

Messagede chick26 » 30 Aoû 2011, 17:49

pour ma part le fait d'avoir déclaré à tous le monde il ya 5 ans que j'arrêtais de boire (même si je buvais encore plus en cachette) c'est que cela ma coupé du monde c'est très difficile quand on rencontre de nouvelle personnes de dire : moi non merci juste de l'eau gazeuse, même si on as honte de dire que l'on est alcoolique, les gens comprennent tout de suite, j'ai fais visionner pas mal de temoignages de professionnels trouvé par google sur daily motion et autre et j'ai bien dis à ma femme, je ne compte pas re-boire un jour, mais nous sommes dans une nouvelle région nous ne connaissons personne je veux me soigner sur du long terme et me donner la possibilité si dans 6 mois un an nous sommes invité accepter un verre de vin sans avoir une envie irrépressible de boire tout une bouteille que cela fasse comme le baclo le promet, je bois un verre comme tout le monde et mon cerveau ne me dit pas va y c'est bon ta tenu 6 mois un an tu peux recommencer tu vois tu t'arrête comme tu veux, non je veux que mon cerveau soit indifférent à l'alcool
pour moi c'est le seul but recherché, vivre comme tout le monde, ni comme un malade qui doit out refuser, ni comme un malade qui ne sait pas se contrôler
je nous souhaite d'y arriver
emmanuel
Avatar de l’utilisateur
chick26
 
Messages: 138
Inscription: 20 Aoû 2011, 17:32

Messagede Jean » 30 Aoû 2011, 18:01

[quote=chick26,t=1314719379,id=41503]on as honte de dire que l'on est alcoolique[/quote]

L'alcoolisme est une maladie honteuse...

Je m'en suis sorti pendant un certain temps en prétextant des (réels) troubles du rythme cardiaque, pour refuser le moindre verre de vin. Ce qui a fait que j'ai échappé à la suspicion. Mais j'ai été opéré depuis, je n'ai plus d'alibi...

Ma femme a invité du monde pour ce week end. Cette annonce ne m'a pas fait plaisir, car je sais que je vais boire. Ca tombe à un très mauvais moment pour moi. Même si je vise le traitement au Baclofène pour soulager les envies, je préfèrerais me tenir à ma "ligne claire" actuelle.
Avatar de l’utilisateur
Jean
 
Messages: 396
Inscription: 30 Aoû 2011, 12:45

Messagede chick26 » 30 Aoû 2011, 18:18

méfie toi

moi quand j'ai su que j'étais décidé pour le baclo et que ma femme était d'accord, je me suis mis minable 8 jours jusqu'au rendez vous chez le médecin (comme quand on sait que ce sera bientôt fini avant de rentrer en cure)
je sais que c'est facile à dire mais fait attention de ne pas donner une mauvaise image de toi avant de commencer le baclo car les gens ne retiendrons sans doute que ce côté là et il faudra ramer pour leur prouver que c'est bien fini
Avatar de l’utilisateur
chick26
 
Messages: 138
Inscription: 20 Aoû 2011, 17:32

Messagede Jean » 30 Aoû 2011, 20:52

L'alcoolisme est une maladie trop honteuse (à mes yeux) pour que je me mette dans un tel état.
Je vis l'alcool en secret. Au sens propre, je suis un alcoolique anonyme, discret. Je consomme en loucedé. J'ai même réussi "l'exploit" de ne jamais me faire pincer au volant. Je ne roule pas plus vite, au contraire je redouble de prudence.

Quand je bois je peux le faire au nez et à la barbe des gens qui m'entourent. Le principal c'est de ne pas leur souffler dans le nez, de rester à distance. Je recherche ma dose comme on cherche à se remplir. Pas de violence, je ne vomis jamais, ça n'excite pas ma libido... Un vrai médicament, dont je respecte consciencieusement la dose, sans même y prendre garde. Je le constate le lendemain : tiens, pile poil la moitié de la bouteille (de whisky).
Le lendemain je me lave à grand coups de théière. J'arrête de me rincer l'intérieur quand je pisse blanc. Quand le corps se rétablit, lentement monte à mes narines une odeur désagréable : j'empeste le vide...

... Et il me tarde d'être plein.

J'ai des antécédents alcooliques (voir sondage à ce propos). J'ai été élevé au vin, avec souvenirs de vendanges dans mes toutes premières années. Mon héros favori était le capitaine Haddock... Je n'ai eu aucune image négative de l'alcool dans l'enfance, puisque je n'ai pas connu mon grand-père alcoolique. L'alcool a une très forte image de récompense. Je n'ai encore eu aucun pépin de santé à cause de ça. Il faut une motivation encore plus forte pour s'en sortir. Je me dis que j'ai eu beaucoup de chance jusqu'ici. Il ne faut jamais trop titiller la bonne étoile, mais quand l'envie me submerge, je me susurre des trucs comme : tu as repris plusieurs fois, ça ne t'as pas empêché de t'arrêter autant de fois. Tu fais de bonnes pauses, ton organisme se repose, etc, etc... Je résiste un temps, puis patatrac !

Et surtout l'alcool est le meilleur empêcheur que j'ai pu trouver. Il ne calme pas les doutes mais il est une bonne raison de ne plus avancer, de se recroqueviller. de se regarder manquer de volonté. Hé, oh, respect, hein ! Je suis malade, n'oublions pas !!!

Même plus besoin de me sentir coupable, même s'il m'arrive parfois de pleurer sur toutes ces années perdues.[size=16]

[/size]
Avatar de l’utilisateur
Jean
 
Messages: 396
Inscription: 30 Aoû 2011, 12:45

Messagede untel » 30 Aoû 2011, 21:31

Salut Jean,

T'es plein de conneries, mes respects. C'est pas donné aux abrutis.
Il n'y a que les gens trop sensibles qui se posent des questions. D'après moi, voici ta planche de salut. Passe qu'en plus d'être sensible, eh ben, t'es point c...
N'est-ce pas que la vérité est une fille séduisante ? On dirait qu'elle est déjà auprès de toi, la garce.

L'avantage de la vérité, note, c'est que tout le monde y a droit. Alors, pas de jalousie, on a le droit d'aimer cette même fille là.

Amicalement,

Untel
Rappelez-moi mon nom ?
untel
Avatar de l’utilisateur
untel
 
Messages: 2247
Inscription: 28 Juin 2011, 22:14

Messagede Jean » 30 Aoû 2011, 22:08

Ça me rappelle les propos d'un personnage de BD : "Je ne me donne pas un peu à tout le monde, je me donne toute entière à chacun".

Au contraire de la vérité, qui ne se donne jamais entièrement. Voire pas du tout. Bien qu'elle se partage volontiers, ça je te l'accorde, Untel.

En prenant la parcelle de vérité contenue dans chacun des 7 milliards d'être humains, peut-être aurions-nous La Vérité... A condition de savoir la distinguer, cette parcelle.

Mon avatar s'appelait Garfield. Oui, c'est plutôt banal pour un chat roux.
Avatar de l’utilisateur
Jean
 
Messages: 396
Inscription: 30 Aoû 2011, 12:45

Messagede Jean » 31 Aoû 2011, 06:23

Il ronflait quand il dormait.

Peut-être que lui aussi picolait en douce...
Avatar de l’utilisateur
Jean
 
Messages: 396
Inscription: 30 Aoû 2011, 12:45

Messagede Jean » 01 Sep 2011, 10:29

[align=LEFT]
[font=Arial, sans-serif][size=16][size=16]Humeurs en période de cessez-le-feu.[/size]
[align=LEFT]
[align=LEFT]
[size=16][font=Arial, sans-serif]Jour13, jour 14. Jour 15. Litanie monotone, à l'inverse du taulard qui décompte. Plutôt semblable à celle d'un taulard qui compte les jours depuis sa libération, avec un esprit de sursitaire. Un homme totalement libre ne compterait pas chacun de ses pas. [/font]
[align=LEFT]
[align=LEFT]
[size=16][font=Arial, sans-serif]Combien de pas d'un mur à l'autre ? Combien de tours dans la cour ? Combien de jours depuis que j'ai franchi la porte ? C'est si facile de franchir une porte ! Encore faut-il accomplir le chemin qui y mène. [/font]
[align=LEFT]
[align=LEFT][align=LEFT]
[size=16][font=Arial, sans-serif]Cette liberté là est un perpétuel sursis, comme celle d'un homme qui aurait la mauvaise couleur de peau, « connu des services de police », dont le moindre geste est à jamais suspect, et qui doit se tenir encore plus à carreau que le restant de la populace.Quelle injustice ! [/font]
[align=LEFT]
[font=Arial, sans-serif]A l'instar de cet homme, je suis connu des sévices éthyliques. Ma liberté est une notion à jamais théorique, elle procède d'un éther qui doit me rester inaccessible pour garder un sens. La voilà qui rejoint d'autres théories dont les humains sont les inventeurs mais qui sont par essence, ou par la nature de l'homme, inatteignables : la perfection. L'amour, La justice, la paix. La démocratie. Je m'égare. [/font][align=LEFT]
[font=Arial, sans-serif]Ces notions existent essentiellement par leur contraire, que nous nous appliquons à mettre ne ?uvre avec une grande constance depuis l'aube de l'humanité. Ainsi l'alcoolique a-t-il à jamais saboté un pan de son libre arbitre. Ainsi je compte mes jours de liberté conditionnelle, jours de paix qu'accorde au vaincu un adversaire sûr de lui. Oui, c'est une guerre. Comme le rappelle [/font][font=Arial, sans-serif]Nightwish dans son ?uvre magistrale, on parle de son combat contre l'alcool.[/font][align=LEFT]
[align=LEFT]
[size=16][font=Arial, sans-serif]Jour15, jour 15. Pour être déjà passé par là, pour être allé bien au delà, disons 360, je sais que ces jours, comme autant de pas au-delà de la porte, ne nous éloignent pas de son seuil. Il m'évoque un jeu de l'oie. Une spirale colorée, sur un plateau de bois, surgit de ma mémoire. Sur la table chez ma grand-mère, on lance les dés à tour de rôle. Bien sûr on cavale quand il roulent à terre, on rejoue, on avance nos pions. Ils font un long chemin qui s'enroule sur lui-même. Et puis d'un coup de hasard, un lancer malheureux, on retourne au départ. Tout est à refaire. [align=LEFT]
[size=16]S'éloigner de l'alcool est un perpétuel piétinement. [align=LEFT]
[size=16]C'est quitter les enfers mais rester à leur porte. C'est passer le restant de ses jours au purgatoire, cette belle invention de la religion catholique. Au catéchisme, on apprenait bien de quelle manière on y avait droit. Il suffisait de ne pas être nickel nickel avec le Créateur, un peu comme mon type connu des services de police. Mais l'histoire ne disait jamais comment on s'en tirait. Jamais, sans doute, comme jamais ne cesse la suspicion de la police, comme jamais ne faillit la mémoire du corps, la mémoire de nos glandes.[align=LEFT][size=16]
[align=LEFT]
[size=16]Ah si, ça me revient : les vivants devaient prier pour le repos des âmes du purgatoire. Mais je n'imagine pas Dieu avoir moins de mémoire que nos glandes. Car on nous apprenait qu'en plus d'être infiniment bon, il était rancunier ([size=16]l??il était dans la tombe et regardait Caïn
[/size][font=Arial, sans-serif]), coléreux (on ne compte plus les effets de son courroux), et [size=16]sectaire (il est plus facile au chameau de passer par le chas d'une aiguille qu'à un pécheur d'entrer au royaume des cieux).

Aucune chance pour un alcoolique d'obtenir un accès VIP. Autant croire que notre cerveau oubliera l'alcool, ou bien autant retourner en enfer. Au moins il arrive qu'on y rigole !..
[/font][/size][/align]
[/size][/align][/size][/align][/size][/align][/font][/size][/align][/size][/align][/align][/align][/align][/size][/font][/align][/size][/align][/align][/size][/align][/align][/size][/align][/align]
Avatar de l’utilisateur
Jean
 
Messages: 396
Inscription: 30 Aoû 2011, 12:45

Messagede changethescript » 01 Sep 2011, 11:31

Bonjour Jean,

Je tombe sur ton fil ... Et j'en tombe de ma chaise...
Tes posts sont d'une grande profondeur et d'une grande qualité.

Cela confirme que les alcooliques, rebuts de la société bien pensante, ont très souvent oublié d'être cons.
Cette sensibilité exacerbée est tout sauf une faiblesse.
Une fragilité certes, mais une fragilité source parfois d'une immense richesse.
Tu es de ceux là.

Reste à y mettre de l'humour, beaucoup d'humour (noir cela va de soi), du recul, et sans doute que tu constateras que le purgatoire n'est pas aussi triste que tu ne le redoute.
Qu'il s'agit d'un lieu où la perfection n'a pas sa place.
Le mal à tous les étages non plus.
Personnellement, je préfère un purgatoire peuplé de gens imparfaits mais riches,que d'un paradis ou l'on doit s'emmerder sévère ...

Je ne veux pas du paradis, je ne veux pas de l'enfer : le purgatoire c'est de l'humain, et cela me va très bien.

Bienvenue à toi.
Amicalement.

Alexandra
Je ne suis pas médecin.
Les conseils que je vous donne sont de simples indications de répartition des doses prescrites par votre prescripteur.
Privilégiez toujours ses conseils par rapport aux miens.
Incitez le à s'inscrire, à se former et à participer à notre FORUM MÉDECINS
Renseignez vous sur le baclofène en vous rendant sur le site ARRETER DE BOIRE
Pour une aide sur votre traitement : DEMANDES DE RÉPARTITIONS
Avatar de l’utilisateur
changethescript
 
Messages: 12418
Inscription: 13 Aoû 2010, 15:20
Localisation: Marseille

Messagede Jean » 01 Sep 2011, 13:14

Bonjour Alexandra,



et merci pour ton commentaire.



Je me permets de n'être pas en accord avec ta lecture du purgatoire. Celui dont je parle, issu de l'enseignement religieux de mon enfance, est un lieu où l'on purge indéfiniment en espérant le pardon : la justice divine est autrement plus sévère et rancunière que la justice séculière. La vie n'est pas un purgatoire, en tout cas elle ne l'est plus, en ce lieu qui donne à connaître aux alcooliques que la rémission est à portée de main.





Bien à toi,



Jean
Avatar de l’utilisateur
Jean
 
Messages: 396
Inscription: 30 Aoû 2011, 12:45

Suivante

Retourner vers Fil solidaire. Bienvenue aux nouveaux ICI

 


  • Articles en relation
    Réponses
    Vus
    Dernier message

Qui est en ligne

Utilisateurs parcourant ce forum: Aucun utilisateur enregistré et 8 invités

cron

x