hbb : questions à des parents

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Re: questions à des parents

Messagede untel » 06 Jan 2013, 22:18

coucou hbb !
et surtout ... surtout ...
la santé !
hbb, "Pourquoi m'avez vous abandonné ?"
Voici ma philosophie définitive : le rire
Je vous souhaite la meilleure des années avant les suivantes, dans les contrats c'est pareil, faut lire les lignes en tout petit.
Bonjour à votre petit. Dites-moi, il pourrait peut-être rédiger un courrier, pour expliquer à ses collègues (nous, vous) comment il s'en est sorti ?
Dites-lui de ma part je vous prie.
Bon sinon à part la santé, je ne vois pas :pack10:
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Re: questions à des parents

Messagede hbb » 06 Jan 2013, 23:34

Untel, je ne vous ai en rien abandonné. Je respecte votre silence et lis chacun de vos propos.
Merci pour vos bons voeux. À moi de vous dire les miens : l'indifférence et la sérénité, un autre regard sur le monde et bien sûr, la santé, qui ne peut être que meilleure sans l'alcool !
Notre fils va bien. Par contre, je ne pense pas pouvoir lui demander quoi que ce soit. Pour lui, ces longs mois de galère intense sont à oublier. Nous n'en reparlons jamais. Il veut tourner la page.
Comment s'en est-il sorti ? À mon sens, En réglant le problème de son addiction à... sa femme.
Et c'est bien là la solution ; première étape : savoir où le bats blesse et soigner la plaie (baclofène) puis la cause de la plaie, dans la mesure du possible. très vaste chantier, mais ça vaut le coup.
À très bientôt, Untel.
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Re: questions à des parents

Messagede untel » 06 Jan 2013, 23:50

Tiens, l'ombre d'une co-dépendance :pack10:

hbb a écrit:Comment s'en est-il sorti ? À mon sens, En réglant le problème de son addiction à... sa femme.
Et c'est bien là la solution ; première étape : savoir où le bats blesse et soigner la plaie (baclofène) puis la cause de la plaie, dans la mesure du possible. très vaste chantier, mais ça vaut le coup.
À très bientôt, Untel.
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Merci pour tout marraine :pack02:
Vous êtes redoutablement efficace.
Vous pouvez au moins lui souhaiter une bonne année de ma (notre) part.
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Re: questions à des parents

Messagede hbb » 06 Jan 2013, 23:55

Que voulez-vous dire par l'ombre d'une codépendance ?
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Re: questions à des parents

Messagede untel » 07 Jan 2013, 00:28

Ce que je veux dire, c'est que votre fils a résolu son problème en modifiant la perception qu'il avait de sa femme. Il y avait donc auparavant une relation déséquilibrée. Baclofene ou pas, cette relation était (peut-être) la cause principale de l'abandon de votre fils.
J'ai connu des femmes nocives pour moi. Laisser perdurer une relation déséquilibrée, dans laquelle le dialogue s'éteint, c'est la porte ouverte à tous les débordements.
Je ne sais pas où il en est avec sa femme, mais sans dialogue, une relation est nocive.
Désolé, c'est un peu confus ...
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Re: questions à des parents

Messagede hbb » 08 Jan 2013, 01:00

Non, Untel, ce n'est pas confus et c'est exactement ça. Ils ne se comprenaient pas, parlaient deux langues différentes, donnaient des sens opposés aux mêmes mots. Leur relation était toxique. Il manquait de confiance en lui, il sublimait sa femme. Résultat : échec sur toute la ligne !
Et vous ? Allez-vous mieux ?
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Re: Questions à des parents

Messagede clara » 12 Aoû 2013, 00:18

hbb a écrit:Suite du « fil » questions aux parents.
12 janvier 2012
Notre fils est guéri depuis le 8 décembre 2011. Il a donc fallu moins de quatre semaines pour qu’il passe de l’état d’ébriété permanente qui a très vite suivi mon message du 28 novembre, aussi atroce à vivre pour lui que pour nous, à l’état d’indifférence, voire de dégoût de l’alcool, à la sérénité, à la reprise du travail, de la garde de ses enfants, de la resocialisation, de la joie de vivre et de profiter, loin de l’horreur des jours passés.
Durant la fin novembre jusqu’au 7 décembre, il en est arrivé à boire bien plus d’un litre de Vodka en 24 heures et passait ses journées à dormir, souffrir, gémir, lutter contre l’envie de boire, aller s’approvisionner et revenir pour s’abîmer encore. Il était plongé dans une mélancolie inquiétante. Il était proche du suicide. L'alcoolisation n'en était-elle pas un ? Il ne travaillait plus, s’alimentait de moins en moins, jusqu’à n’ingérer que de la Vodka et le peu d’eau nécessaire à avaler les cachets de baclofène.
Je n’ai pas hésité. Quoi qu’il puisse en coûter, j’ai suivi la méthode utilisée pour lui-même par Olivier Ameisen et j’ai augmenté les doses de baclofène de 2 cachets tous les 3 jours, avec, à chaque augmentation, quelques petits espoirs.
Des effets secondaires ?
Qu’importent les somnolences lorsqu’on n’a plus à assumer une activité professionnelle abandonnée, qu’on ne peut plus s’occuper de ses enfants, parce que l’alcool a tout détruit ? Les effets de l’alcool sont tellement plus actifs et destructeurs qu’une somnolence qui aide à passer le temps, un peu plus calmement, en attendant les bienfaits du traitement. Quant aux pertes de notion du temps, aux vertiges, aux vomissements et autres, sont-ils vraiment le fait du baclofène ?
Les doses peuvent ainsi être augmentées et le seuil de l’indifférence atteint plus rapidement. J’ajouterais que l’alcool a cette sournoiserie et cette perversion de brouiller conscience et mémoire : les horribles longues heures d’intense malaise qui suivent si vite la prise d’alcool sont malheureusement trop vite oubliées au profit de l’illusion du mieux que la boisson est sensée apporter. Le baclofène freine cette emprise, ce qui pourrait expliquer que les malades ne souffrent pas forcément d’effets secondaires dus au baclofène mais aient une plus grande notion de leur état sous l’emprise de l’alcool et qu’ils le mettent sur le dos du baclofène. Perversion du raisonnement !
J'ai moi-même failli me laisser berner par l'alcool : je me suis laissée aller à suspecter le baclofène d'effets indésirables : « Le Dernier Verre » et les conseils du médecin m'ont ramenée à la raison.

Le 7 décembre, nous en étions à 22 cachets par jours en 4 prises. A 23h, il a accepté de nous confier son horreur de bouteille. Le lendemain, à 23 cachets, il a entamé le sevrage, beaucoup moins douloureux et pénible que tous ceux auxquels j’ai assistés auparavant. Un beau, très beau matin, il nous a dit, en pleurant de remords et de joie mêlés, que la Vodka le dégoûtait.
Il a mis une dizaine de jours à se remettre physiquement de l’état d’épuisement dans lequel l’alcool l’avait plongé, allant jusqu’à 5 prises de 5 cachets de baclofène (9h 14h 19h minuit et 5h du matin), durant 5 jours, pour éviter le delirium tremens. Il a ensuite pu redescendre à 20 cachets et s’y maintenir.

De ces réflexions me vient une question : à la lecture sur le site, de tant de témoignages de vous tous qui souffrez et luttez depuis des mois et des années, ne vaudrait-il pas mieux augmenter les doses de baclofène de façon énergique, sur trois semaines, en se disant que chaque jour, même difficile, est une marche vers la guérison, et en supportant les effets secondaires dont je ne sais toujours pas s’ils sont bien la cause du baclofène, quitte à prendre trois semaines de vacances pour ceux qui travaillent et dompter rapidement le mal, plutôt que de distiller l’augmentation au fil des mois ? Je compare l’alcool à un envahisseur, à un hôte indésirable. Il vaut peut-être mieux lui donner un bon coup sur la tête et l’éliminer rapidement et énergiquement plutôt que le laisser, sournoisement, faire son travail odieux d’adapter le cerveau à la cohabitation avec le baclofène et devoir ainsi lutter encore, longtemps…
D'où, également, l'idée d'organiser des cures au baclofène, pour organiser ces difficiles trois ou quatre semaines de lutte, sous la surveillance bienveillante d'un personnel de santé formé, qui pourrait aussi aider dans le côté psychologique du problème. Pourquoi pas y ajouter les services d'assistantes sociales pour les cas qui le nécessiteraient ?

hbb


Bonjour à tous, c'est moi Clara, je voulais vous faire partager l'admiration et le respect que je ressens pour notre hbb dont je viens de relire les messages. Durant mes années de bénévolat, j'avais coutume de dire que seul un alcoolique abstinent pouvait comprendre un malade alcoolique, même un spé en alcoologie ne pouvait pas comprendre la souffrance et la désespérance endurées à moins d'avoir été alcoolique lui même, comme notre cher OA. Je me suis trompée, hbb a tout compris, absolument tout sur l'alcool et la maladie , elle avait confiance au Baclofène et elle a sauvé son enfant de justesse, envers et contre tout, avant qu'il ne fasse partie des 130 décès du jour et il en était très prêt. Notre Change l'a beaucoup aidée, le doc du forum aussi, mais à la fin elle n'a écouté que son amour de maman, un enfant reste un enfant quel que soit son âge et elle a vaincu l' alcool qui lui prenait son fils. Je suis entièrement d'accord avec elle concernant les soins en centres de cures et de postcures, c'est ce qui est arrivé à Pascal lors de sa rechute en 2010, en 1 mois il était guéri, mais c'est la ou le malade, qui décide bien entendu car durant le séjour c'est alcool zéro donc cela reste un choix.
La semaine dernière par une chaude après midi, je suis passée devant une terrasse de café et je me suis dit : bon sang, si je pouvais boire une tourtel; cela m'a beaucoup perturbée car en 15 ans ce n'est jamais arrivé, c'est bizarre. A travailler avec le psy.
Voilà, pour ceux qui ne savaient pas, un résumé du combat de hbb et la preuve que l'alcool n'est pas invincible

Bise collective
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Re: questions à des parents

Messagede hbb » 12 Aoû 2013, 10:30

Merci pour tout, Clara...
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Re: hbb : questions à des parents

Messagede hbb » 25 Juil 2015, 23:21

Marc, je réponds à votre gentil message sur mon "fil", muet depuis longtemps.
Je vais bien et je lis vos nouvelles et vos messages aux uns et aux autres avec plaisir. Je suis toujours ébahie et admirative en pensant au chemin que vous avez parcouru ! Merci de votre présence.
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Re: hbb : questions à des parents

Messagede pierre92 » 14 Aoû 2015, 09:45

bonjour hbb !
je me doutais que vous aviez posté un message quelque part mais je ne l'avais jamais trouvé ! je suis donc content de l'avoir lu ce matin. Ca me fait drole aussi de vois que le premier date de fin 2011, c'est la période ou j'ai commencé.. mon nouveau boulot de prof et le baclofene. une premiere année bien difficile ! je rebondis donc sur votre question : ne vaudrait-il pas mieux accélérer le traitement sur un mois plutot que de l'étaler sur des mois voire des années. pour certains comme votre fils, sans aucun doute pour moi. pour d'autres, ca n'est pas possible a mon avis : le changement de vie qu'implique l'arret de l'alcool bouleverse totalement le cerveau et la maniere d'aborder la vie quotidienne. Pour ma part, j'ai fait un gros travail qui a été long pour changer de mode de vie et comprendre comment vivre autrement. ca fait 4 ans que j'ai commencé, et je n'ai pas encore totalement fini. Je ne bois plus que du vin blanc car c'est le dernier alcool que j'aime bien. je peux en boire tous les jours midi et soir (comme en juillet) et arréter totalement du jour au lendemain pendant une semaine ou plus, mais je ne suis toujours pas serein par rapport a tout ca. le petit plaisir de l'apéro du soir qui "récompense" une bonne journée de travail ou je ne sais quoi, je n'ai pas su le remplacer par autre chose. alors je peux ne pas le prendre, mais je perds un petit plaisir. et j'ai un quotidien plus terne. J'ai ressenti un bonheur intense il y a deux ans en juin, je ne l'ai plus trouvé depuis. peut etre suis je trop exigeant ? je suis actuellement en vacances chez moi apres un mois de juillet en vadrouille en sidecar en famille génial. on fait des petits travaux dans la maison c'est chouette, mais terne.
du coup, la difficulté de la chose, c'est que nous avons tous un rapport a l'alcool différent, nous buvons (ou buvions ?) pour des raisons différentes, apres un accident de la vie ou pas. nous faisons un thérapie ou pas. Certainement que la méthode que vous avez appliqué a votre fils (admirable) fonctionnera a merveille sur certains, d'autres devront etre plus prudents.
je ne sais pas si j'ai apporté ma pierre a l'édifice :pack54: finalement j'ai parlé plus de moi que du reste...
bonne journée
Pierre
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Re: hbb : questions à des parents

Messagede hbb » 14 Aoû 2015, 22:18

Vous avez raison, Pierre. Pour notre fils, la guérison devait être rapide, sinon il perdait tout, santé, enfants, boulot.
Plus je suis le forum, plus je constate combien cette maladie est complexe.
Continuez à réfléchir, à vous soigner l'âme et le corps.
Nous sommes dans une société où ce qui serait le paradis pour beaucoup est banal et terne pour nous. Il est bon parfois de se le dire et redire.
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Re: hbb : questions à des parents

Messagede maryphi » 12 Sep 2015, 16:54

Bonjour hbb !

Un petit Image pour vous.

Car,
vous avez plus de valeur que vous ne pensez,
reconnue par plus de monde que vous ne pensez.

Sincèrement.
Maryphi.
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Re: hbb : questions à des parents

Messagede hbb » 12 Sep 2015, 21:35

Merci, Maryphi, pour ces pensées et ce joli bouquet.je suis très touchée.
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Re: hbb : questions à des parents

Messagede daniele » 13 Sep 2015, 17:03

Je viens de trouver le message de Clara vous concernant, votre fils votre bataille, et ai lu avec plaisir aussi celui de Pierre92. En effet chacun doit trouver sa solution qd il le peut, un sevrage rapide et en stand-by pour certains (pour le mieux encadré par des soignants compétents), un sevrage + long pdt lequel on apprend doucement à faire autrement...ce qui me concerne au jour d'aujourd'hui, peut-être différent demain...
Merci d'avoir "réouvert" la porte de cette intéressante discussion.
Merci Pierre, Hbb et Clara.
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Re: hbb : questions à des parents

Messagede hbb » 13 Sep 2015, 23:06

L'essentiel, Daniéle, semble d'avoir la ferme volonté, chevillée à l'esprit, de sortir du piège de l'alcool et de trouver les soutiens nécessaires pour les moments difficiles de cette lutte acharnée.
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