Comment l'aider à sortir du déni ?

discussion libre d'entraide sur le baclofène
Règles du forum
Bienvenue aux nouveaux !

* Ici vous pouvez créer votre propre sujet, c'est à dire le fil de discussions sur lequel vous pouvez vous présenter et serez suivis tout au long de votre parcours.

* Si vous en avez déjà un, le forum libre est à votre disposition pour aborder d'autres thèmes.

Messagede Visitor » 26 Aoû 2009, 19:40

Comment l'aider à sortir du déni ?
Visitor
 
Messages: 16
Inscription: 01 Jan 1970, 02:00

Messagede Babs94 » 28 Aoû 2009, 11:01

Bonjour!
De mon côté c'est lors de ma première hospitalisation en clinique psy, lorsque le médecin m'a dit que je ne faisais pas la fête mais que je noyais mes problèmes!
Mais ce n'est que à la deuxième hospitalisation que j'ai eu un déclic (que je ne saurais expliquer) et que j'ai décider d'aller en post-cure.

Concernant l'aide de mon entourage, le plus grand soutiens c'est le pardon et de ne pas juger, ma Mère s'est beaucoup renseigner et a su me comprendre et me pardonner,

Et le fait de sortir du déni et d'accépter, permet à l'entourage de nous tendre la main, bien que seul le malade peut réagir et décider d'arrêter, aucune menace, aucun conseil, ou aucune leçon de morale ne peut faire réagir le (ou la) malade.

Amicalement.
Babs
Avatar de l’utilisateur
Babs94
 
Messages: 10
Inscription: 28 Aoû 2009, 10:25

Messagede julien » 28 Aoû 2009, 12:35

[align=center][font=comic sans ms]J'ai toujours eu conscience de mon problème de dépendance à l'alcool. Quand j'ai commencé à fumer (la cigarette) j'ai tout de suite su que j'étais dépendant de cette substance, et je pense avoir fait la même chose du côté de l'alcool. Donc je sais pas si réellement c'était le déni, mais je pense plus que c'était la honte de l'avouer à mon entourage (chose que je n'ai toujours pas réalisé à ce jour), en revanche, j'ai toujours avoué cette addiction à ma copine. Pour moi sortir du déni, n'a donc pas été réellement de me dire que j'étais alcoolique, car je le savais depuis longtemps mais plutôt de vouloir guérir de cette maladie. Depuis de nombreuses années je ne cessais de dire à ma chérie, qu'un jour j'arrêterais de boire, mais au fond de moi, je ne savais pas comment il fallait s'y prendre. Un jour en pianotant sur le net, un lendemain de soirée difficile, j'ai enfin eu l'idée de taper la combinaison de mot suivante: comment arrêter de boire. Et ce jour là, j'ai enfin compris, que ce n'était pas aussi simple que ce que le monde bien pensant cesse de rabâcher: IL FAUT DE LA VOLONTE !!!. J'ai d'ailleurs compris pourquoi à chaque fois que j'essayais de m'arrêter, ben ce n'étais pas si simple que ça. A partir de ce jour, je ne dirais pas que je suis sortis du déni, j'ai juste découvert comment il faudrait que je fasse pour sortir de cette addiction.

Julien
[/font][/align]
julien
 

Messagede Babs94 » 28 Aoû 2009, 13:31

Et en fait, il y a le déni de départ, où il faut accépter qu'on a un problème, et l'autre déni c'est aussi d'accépter de ce dire que c'est pour toute la vie, et ça c'est dur.Image
Mais comme dit mon psy, "une rechute n'est pas un echec", à chaque fois on avance vers l'abstinence "définitive"
Image
Avatar de l’utilisateur
Babs94
 
Messages: 10
Inscription: 28 Aoû 2009, 10:25

Messagede julien » 13 Oct 2009, 17:29

[align=center][font=comic sans ms]Je relance ce sujet, donc si chacun d'entre vous peux nous dire comment il est sorti du déni, ce serait intéressant, surtout pour les personnes qui nous lisent et qui ne sont pas encore sorti de étape qui reste quand même la 1 ère porte vers la guérison.

Julien
[/font][/align]
julien
 

Messagede alain5 » 13 Oct 2009, 19:26

Bonjour.

En ce qui me concerne . Dès l'âge de 20 ans , je m'alcoolisais massivement lors des soirées .Parfois on me faisait remarquer que je n'avais pas été correct . Je n'avais pas conscience d'avoir un problème.
C'est un peu plus tard vers l'âge de 25 ans que ma famille s'est inquiété de mon état .
J'ai reconnu avoir un souci avec l'alcool ,mais le fait de savoir que la seule condition pour guérir était l'abstinence totale et définitive , me paraissait un obstacle insurmontable .
C'est plus tard. Lorsque les ennuis se sont ajoutés à mes beuveries , que j'ai vraiment
reconnu être alcoolique et ne pas pouvoir contrôler ma consommation .
Mais aussi d'être impuissant face à des pulsions qui me poussaient vers la rechute.

Alain

Avatar de l’utilisateur
alain5
 
Messages: 110
Inscription: 16 Sep 2009, 21:01

Messagede Lisa » 15 Oct 2009, 17:46

Moi non plus je n'ai jamais été vraiment dans le déni puisque je me suis mise à boire de façon excessive du jour au lendemain, sachant très bien que c'était une consommation excessive. J'ai continué à boire ainsi durant plusieurs années, mais je savais que c'était "anormal", "problématique".
Par contre, il a fallu quelque chose qui me fasse réagir et qui me donne l'impulsion pour chercher et trouver des solutions pour y mettre un terme. Ca s'est fait le jour où je me suis décidée à faire des recherches sur les méfaits de l'alcool (qui sont innombrables et très graves). Je tiens à ma santé, mais aussi à ma santé mentale... j'ai eu très peur (et à juste titre) en découvrant vers quoi l'alcool mène. Et c'est là que j'ai réagi!
Avatar de l’utilisateur
Lisa
 
Messages: 3
Inscription: 09 Oct 2009, 18:54

Messagede Minerva » 16 Oct 2009, 03:16

Bonjour,
Je suis sortie du déni très progressivement en même temps que mon alcoolisation empirait.

Au début je ne buvais que les week-end mais de plus en plus.

Puis je me suis mise à boire un ou deux soirs par semaine (j'allais au resto où je pouvais boire un whisky et 1/4 de vin - je savais déjà qu'en dehors des week-ends je ne devais pas avoir d'alcool chez moi). Là j'ai pris conscience qu'il fallait arrêter et j'ai essayé et réussi à plusieurs reprises à rester abstinente de 15 jours à 1 mois, je me suis donc dit que je n'étais pas alcoolique et j'ai continué !

Ensuite j'ai bu tous les soirs de la semaine ; des doses moindres que les week-end (deux bouteilles de rosé et 1/2 bouteille de whisky) mais de plus en plus importantes (une à deux bouteilles de rosé). J'ai donc à nouveau essayé d'arrêter mais ça ne marchait plus que 15 jours. Là, malgré les interventions répétées de mon MG, j'ai refusé tout net de reconnaître mon alcoolisme car il ne me proposait que du Révia (j'ai essayé mais pas longtemps car ça m'a rendue malade), les AAA et ne cessait de me répéter qu'il fallait arrêter à vie, ce que je ne pouvais accepter.
En effet ma famille a la culture du vin, j'ai toujours connu les caves où les grands vins cotoient les nouvelles découvertes, les bouteilles que l'on va soigneusement choisir en fonction des plats préparés, la fête quand le vin est à maturité (bref tout chose à ne pas évoquer devant un abstinent qui souffre du manque physique et moral dû au renoncement à un plaisir).

Enfin j'ai arrêté de travailler pour cause de handicap grave (autre que l'alcool) et là, ben c'était tous les jours dimanche, tous les jours le week-end et j'ai bu tous les jours comme le week-end (j'ai même augmenté les doses). Là j'ai pris peur mais je ne voyais pas de solution si ce n'est des cures et des médocs que j'estimais pires que le mal pour avoir vu leurs effets sur mon frère qui en est mort.

Heureusement ça n'a duré que 6 mois et j'ai découvert le livre d'A.O. ; ça a été une révélation et je me suis dit : tu peux te reconnaître alcoolique car maintenant tu vas pouvoir guérir sans subir toutes ces humiliations.

Fin complète du déni et début du baclo.
Avatar de l’utilisateur
Minerva
 
Messages: 12
Inscription: 29 Juil 2009, 00:59

Messagede yves » 16 Oct 2009, 07:56

bonjour,

Je suis sorti du déni en regardant un film.
Un gars bien, en souffrance, mais qui voulait s'en sortir, et qui a monté un garage.
Il a cherché de l'aide financière, à fond dans son projet, abstinent, plein d'enthousiasme.
Puis, y'a eu une tuile, la banque ne voulait plus lui prêter l'argent promis.
Alors il a replongé.
J'ai trouvé que c'était con, qu'il pouvait continuer, qu'il y arriverait, qu'il trouverait des financements pour mener à bien son entreprise, que l'important c'était d'y croire, que c'était triste, il ne méritait pas ça (de replonger dans la destruction), j'ai eu de la peine, pour lui, j'ai trouvé qu'il lâchait trop vite, plein de trucs...
Jusqu'au moment où j'ai pris conscience que je faisais exactement comme lui, au moindre problème, à la moindre frustration, paf, une bonne bouteille, je me suis reconnu en lui, réellement, et je me suis dis "C'est vraiment ça que tu veux pour toi ? Tu veux vraiment être ça ?"
Du jour au lendemain, ça fait plus de 6 mois, je sais pas la date précise, j'ai arrêté, et j'ai décidé de ne plus fuir les problèmes, les frustrations, même si j'en souffre, même si j'ai l'impression que c'est trop dur, et je me suis aperçu que ça passe, et d'autant plus vite que le baclo enlève les idées obsessionnelles, redondantes, en boucles, sur les "je suis nul, gros, moche, con, je pourri la vie de tout le monde", tous ces trucs auto-dévalorisant qui font replonger...
Oui, le baclo m'amène ça, ne plus être en boucle, je vois je me dis stop, et à la différence d'avant où ça revenait 3 mn après, aujourd'hui, je passe réellement à autre chose...j'oublie...je lâche prise.
Par contre, quand je suis dans la construction, quand je fais une activité épanouissante, valorisante, là, je fonce, et je me fais du bien, je suis fier, je me le dis, et je souris...

Voilà

Yves
yves
 
Messages: 1
Inscription: 03 Oct 2009, 06:32

Messagede pierre olivier » 19 Oct 2009, 21:27

Bonjour ...

Pour moi, la sortie du déni n'a pas été une étape importante. Ça a dû m'arriver en 1991. Je me suis rendu compte que quand je disais "j'arrête quand je veux" ... ça sonnait faux.

Je me suis rendu alors dans un centre départemental (alcool, drogues).

j'ai été confronté d'abord à un brave type se disant "des Alcooliques Anonymes" qui m'a laissé une impression très désagréable ... Un peu comme un croyant qui essaye de vous convertir: "Boire c'est pas bien" (désolé, c'est mon histoire, mon vécu, pas une opinion négative et globalisante).

puis à un médecin qui m'a dit: (ça parait fou, mais c'est vrai) "vous ne devez pas être alcoolique, en tout cas vous n'en avez pas l'air".

Sorti de là, je me suis dit que je préférais "à la limite" rester alcoolique. J'ai quand même essayé d'autres fois: Réunions, alcoologues ... Jamais de cure, beaucoup trop peur d'être retenu contre mon gré. Et chaque fois je me suis conforté dans l'idée qu'il valait mieux rester alcoolique. L'angoisse des "réunions" et des "psys" devenant plus forte que la peur de l'alcool.

Voilà ... 10 ans de déni et 18 ans d'acceptation pénible. Aujourd'hui, je me dis que la sortie de l'acceptation a été bien plus importante que celle du déni.

PO
pierre olivier
 

Messagede clairette » 02 Avr 2010, 18:17

Oui, et merci Anuck !

Moi, je sais depuis environ 4 ans que je ne m'en sortirais pas si simplement. Donc j'ai dû admettre que j'étais alcoolique, mais en silence et en sauvant toujours la face.. Je ne sais pas si c'est à ce moment là qu'on peut dire qu'on sors du déni?

je ne crois pas. Ce qui est sûr, c'était la prise de conscience des effets néfastes pour moi et mes enfants, pour mon métier aussi.

Je me suis alors confiée à une amie et à ma voisine il y a environ 2 ans, puisque j'avais rencontré une personne néfaste avec qui j'ai partagé 7 mois de vie commune et que cette personne m'a volontairement alcoolisée pour me rendre plus vulnérable. Soit, en en parlant à mes deux amies, j'ai commencé à sortir du déni.

Mais pour moi, je n'en suis vraiment sortie que, lorsque que j'ai découvert l'article du Pr Ameisen et que je suis allée demander de l'aide chez mon médecin. C'était l'acceptation totale de mon état, qui a permis une véritable prise en charge de mon problème par le baclofène et au travers d'une véritable thérapie.

Voilà mon témoignage !!

:merci:
[font=comic sans ms][font=comic sans ms][/font][/font]
Avatar de l’utilisateur
clairette
 
Messages: 237
Inscription: 03 Oct 2009, 12:10

Messagede Minerva » 11 Juin 2010, 01:17

Help !
Ce fil doit-il disparaître ? Ne vous semble-t-il pas intéressant ?
Avatar de l’utilisateur
Minerva
 
Messages: 12
Inscription: 29 Juil 2009, 00:59

Messagede Mouche toi » 11 Juin 2010, 09:53

Non, non...tu as raison Minerva!
Il me semble aussi important que celui de vos cravings...
C'est un peu flou pour moi...je me souviens d'une longue phase de "j'arrête quand je veux!"
J'ai été déstabilisée à ma première réunion d'AA (où je suis allée pour faire plaisir et montrer ma bonne volonté)...
Zut, ils disaient la même chose, décrivaient les mêmes gestes...ReZut...j'ai un doute!
Mais non, j'avais des explications (excuses) à mes alcoolisations et ça passerait avec le reste.
Et puis je suis bipolaire...! Ca explique tout! Je prends mon traitement et voilà!
Je passe de l'étiquette "alcoolique" à celle de "bipolaire"...c'est plus soft!!!!
Oui, mais non...ça continue et ce n'est plus vivable... les cravings sont terribles et destructeurs...tout s'écroule autour de moi.
Je ne suis plus tout à fait dans le déni mais je continue à me demander ...
Et puis il y a eut cette dernière alcoolisation, cette hospitalisation et le baclofène.
Je crois que ce qui m'a fait sortir complètement du déni, c'est l'efficacité du traitement. Tout simplement.
Avatar de l’utilisateur
Mouche toi
 
Messages: 164
Inscription: 18 Avr 2010, 08:31

Messagede pierre olivier » 28 Déc 2010, 23:52

[quote=akimito,t=1293564642,id=26254][font=book antiqua]Que pensez-vous d'ouvrir un fil spécial déni?
Comment trouver les clés pour ouvrir la cellule?
Arguments pour devenir lucide?
Émotions pour sortir de cet enfermement?
Aussi bien pour soi-même que pour les compagnons, amis, famille, relations proches ou lointaines...
[/font][/quote]

[PO]Venez ici pour réagir aux questions posées par Akimito[/PO]
pierre olivier
 

Messagede Pascal17 » 29 Déc 2010, 00:00

Bonsoir,

Ma sortie du deni à eue vraiment lieu en 2002 quand lorsque je n'avais plus rien à boire surtout le dimanche et plus de permis j'en arrivais à boire de l'alcool à bruler. Là ça a fait tilte dans ma tete et là je me suis dit rien ne va plus il faut que tu arretes.
Avatar de l’utilisateur
Pascal17
 
Messages: 290
Inscription: 01 Oct 2010, 11:18
Localisation: Gemozac (17)

Suivante

Retourner vers Fil solidaire. Bienvenue aux nouveaux ICI

 


  • Articles en relation
    Réponses
    Vus
    Dernier message

Qui est en ligne

Utilisateurs parcourant ce forum: Aucun utilisateur enregistré et 7 invités

x