Le rôle de l'entourage, on en discute...

Messagede Pierdech » 10 Mar 2011, 10:14

On n'est pas responsable de sa maladie, mais bien des soins qu'on apporte à se guérir!
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Messagede Balthus » 10 Mar 2011, 12:58

[font=courier new][align=left]Pierdech,

Tu as raison, si je ne me suis pas
mélangée les crayons, ce lien devrait
t'ouvrir des perspectives... Gràce à
Smooch!
Bonne lecture.

B.


http://www.forum-baclofene.fr/topic-1409-1.html[/align][/font]
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Messagede Nanar2956 » 05 Avr 2011, 18:53

Quel amour !
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Messagede Fabulous » 01 Mai 2011, 12:41

Une question : Certains d'entre vous, je pense aux épouses et époux, ont-ils pensé à déménager ?

Comme je l'ai évoqué dans ma présentation, le pétage de plomb quii a (heureusement) envoyé mon ami en hp, a été très traumatisant pour la famille qu'il a menacée. Il habite un hameau, au fond d'une rue, et tout le monde est au courant. Pire, les commères ont tellement exagéré les faits qu'il est maintenant dit qu'il a pointé son arme sur la tempe de son voisin, etc... Ce qu est faux, je le tiens de la bouche du voisin.

ll habite au bout de la rue et doit passer devant une dizaine de maisons où les gens passent leur temps à l'observer. Le maire a dit (paraît-il) qu'il était dangereux. Bref, tout ceci est devenu très grave et je me demande comment il va pouvoir y retourner.

Je viens d'avoir les voisins au téléphone, et j'ai l'impression que traumatiisés comme ils le sont, ils ont déciidé que c'était eux ou lui. Or sa maison, c'est sa fierté et son refuge...

Je suis catastrophée. Dois-je déjà lui en parler ? Envisager peut-être un déménagement ? Un aménagement chez moi ?
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Messagede akimito » 01 Mai 2011, 13:05

[font=book antiqua]Ou chercher des pistes dans la communication.
Tant qu'il est bien à l'abri, tu as le temps de concocter un message pour les voisins, et un autre pour lui.
Ce sera peut-être ce qui le motivera prendre sa guérison en charge, pour sauver ce à quoi il tient, son ancrage, son cocon, son refuge.
En plus si c'est SA maison...

Il existe un mode de communication qui a fait ses preuves.
C'est vraiment une méthode qui empêche que les échanges ne dégénèrent
http://www.communication-non-violente.com/

C'est par cet auteur que j'en ai entendu parler
http://www.thomasdansembourg.com/fr/livres.html

Je suis assez pour faire les choses par écrit.
Ainsi, par exemple, les voisins seraient obligés de s'arrêter pour lire ton texte, il ne pourraient te couper la parole et quand ils ont un doute, ils auraient l'opportunité de le relire.

Si tu penses qu'il ne faut pas te précipiter au chevet du malade, l'installer chez toi serait très délicat et risque de vous mettre dans une impasse, avec le sauveur d'un côté, et le sauvé qui ne veut pas l'être et qui va renâcler encore plus.


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Messagede Fabulous » 01 Mai 2011, 13:14

Merci de ta rapide réaction, Akimito.

Cela fait deux semaines que les voisins et moi nous parlons au téléphone. Nous avons été ensemble à la gendarmerie et ils savent que je les comprends, et qu'on ne peut pas leur jeter la pierre.
Le problème, c'est qu'ils ne peuvent pas être rationnels, accepter que celui qui a agi sous l'emprise de l'alcool, pourrait en pas revenir. Et je ne peux pas leur donner tort.
Ils réagissent en victimes et inspirés par la peur. La peur, cause de tous les maux.

Je n'avais pas pensé à écrire. Je ne suis pas sûre.

Je crains que chacun, mu par la fierté et la peur, ne reste sur ses positions.

Par ailleurs, quoi qu'il arrive, A. le vivra dans la honte. Comment pourrait-il ne pas rechuter ?

Tu vois juste sur la difficulté de l'installer chez moi. Il n'accepterait jamais de s'y réfugier et ce n'est pas souhaitable. Tout cela est bien difficile...
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Messagede akimito » 01 Mai 2011, 14:16

[font=book antiqua]Tu écris bien, as un bon sens de l'analyse et de la synthèse...
Que risques-tu à le faire, au moins pour toi!
Et peut-être pour A.
Faudra bien trouver une approche!
Il ne peut quand même pas couper les ponts d'un coup!
Imagine le traumatisme!
Si au moins une vraie bombe (il connaît ça) était tombée sur sa maison!
Mais devoir tout quitter pour un moment d'égarement!

Si nécessaire, il existe des médiateurs pour régler ce genre de problème.
Et des bons, sensibles, compréhensifs, formés à la méthode Rosenberg qui fait des miracles, simplement en posant les bonnes questions pour amener les bonnes réflexions, ne pas s'enferrer dans des impasses (même au sens propre), tourner en rond, comme on le fait souvent quand on est convaincu de son bon droit et qu'on n'écoute pas les autres.

Après tout, ce n'est pas ton boulot non plus.
Mais celui de le préparer à changer de direction peut-être (?)
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Messagede Fabulous » 01 Mai 2011, 22:29

[quote=akimito,t=1304252216,id=35877][font=book antiqua]
Après tout, ce n'est pas ton boulot non plus.
Mais celui de le préparer à changer de direction peut-être (?)
[/font]
[/quote]

Ca non, ce n'est pas mon boulot. Mais c'est difficile d'être "juste", de trouver le "juste" positionnement.

Et cela est rendu plus difficile par le fait que même à jeun, A. est une tête de mule.
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Messagede akimito » 02 Mai 2011, 10:28

[font=book antiqua]Les mules sont bien plus intelligentes que les chevaux, même si on prête de la noblesse aux seconds qui tout en étant la plus belle conquête de l'homme n'en restent pas moins des animaux de fuite, alors que les mulets et autres bardots savent faire face!

Et comme moi aussi je suis obstinée, je réitère ma suggestion de trouver un médiateur!

Ayant vécu des histoires houleuses avec trois alcooliques qui m'ont savonné la pente glissante sur laquelle j'étais tentée de glisser, connaissant donc le problème de l'intérieur et comme accompagnatrice, d'emblée j'ai envie d'encourager les femmes qui soutiennent leur compagnon à se sauver pour survivre car il me semble (à moi , personnellement!) que c'est un combat perdu d'avance.
De plus, parfois quand on prend de la distance, l'homme (les femmes n'ont pas la même démarche) se trouvant face à lui-même, ne trouvant plus ni appui, ni soutien, ni énergie à sucer à sa compagne, plonge encore plus profond, puis forcément donne un bon coup de pied dans la vase et se voit contraint de remonter à l'air (parfois il reste au fond et se noie, mais c'est assez rare).
Bref, donc, j'ai envie de dire, laisse-le se débrouiller et vis ta vie pleinement!
Mais, tu as noté que quand tu le revois après quelques temps, tu as un "couic au c?ur" et que tu es heureuse que cet homme existe et que tu le connaisses! (c'est ma façon de de synthétiser)
Partant de là, je ne peux que t'encourager à mettre toutes les chances de ton côté pour trouver comment le sortir de cette spirale infernale, de ses cuirasses qui l'enferment, qui l'empêchent d'aller vers les autres, et de se laisser toucher (genre "Le Chevalier à l'Armure rouillée").

Les jours rallongent, il fait beau, les oiseaux chantent et le jardin refleurit.
Je suis pour les plaisirs simples et terriens.
Gratter la terre et embellir son jardin (n'a-t-il pas une maison?) souvent permet un ancrage salutaire.
C'est ce qui marche pour moi. A ce moment-là plus rien d'autre n'existe.
C'est le pouvoir du moment présent qu'on néglige trop souvent.

Que tes démarches soient porteuses de fruits!
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Messagede Fabulous » 03 Mai 2011, 07:31

Merci Akimito. Tes messages "fleuris" font naître un sourire ce matin.
Tu exprimes tout haut des réflexions et des sensations que je connais, une ambivalence qui doit être partagée par beaucoup de compagnes.
La tentation de fuir est présente, oui ; elle m'est familière et même constitutive.
M'échapper dans les petits plaisirs en est une autre. C'est un des effets qu'a eu ma lecture des premiers chapitres de Vaincre la Codépendance. Je suis allée traîner dans une jardinerie, soupeser les rosiers (pour découvrir parmi le tout petit choix proposé qu'il en existait un portant son prénom ! Je ne crois pas au hasard). Je me "suis fait" une brocante, pris plaisir à échanger avec les marchands, chiné de petits trésors.
Je suis requinquée mais indéniablement une part de ma légèreté était due au fait que j'allais le revoir.
J'ai du m'avouer que dans mon métier où je côtois beaucoup de monde, beaucoup d'hommes, beaucoup de jeunes divorcés ou en passe de l'être, aucun ne me plaît ou m'émeut. Au fond, ça me désespère. Ce serait simple de se dire que les gens sont remplaçables, qu'un amour chasse l'autre. Mais bien qu'éprise de légèreté et facilement heureuse, je n'ai jamais été comme ça.

Cet homme, même malade, est bien le seul qui m'ait jamais vu comme je pense être, avec lequel je peux être complètement moi-même, bonne ou méchante, enfantine.
Je n'ai donc d'autre choix que de l'aider à se relever avec sa vieille armure. Je me sens déjà mieux d'avoir vu se dégager ce choix.
J'essaie de ne pas penser aux problèmes à venir. A chaque jour...
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Messagede POUSSETTE2008 » 03 Mai 2011, 09:19

Depuis 10 ans, je suis la compagne d'un malade. Nous sommes passés comme je l'ai longuement posté par toutes les phases de la maladie et ses dérives....
Il a commis les pires erreurs, les plus grosses folies....et je suis toujours là
Il est beaucoup plus simple de quitter un gros C....plutot qu'un malade alcoolique.
J'ai bien sur déjà fait des tentatives d'éloignements, je suis partie plusieurs fois et je suis toujours revenue.
Pourquoi ???? parce que je ne vis pas normalement sans lui....et que j'ai toujours espoir qu'il va guérir et tout du moins être dans la normalité.
J'ai un avantage important, même à 3 grs, il n'y a aucune violence physique...verbale oui, mais ça je me suis protégée depuis longtemps. Puisque bien souvent ce sont les sujets qui reviennent.
J'ai appris depuis longtemps que je n'avais aucune responsabilité dans sa maladie.
Je travaille, je suis passionnée d'antiquités, et vieilleries . En période de stabilité, il aime aussi, en période de crise, je me régales seule.
Mais que c'est compliqué d'accompagner un malade...
Et je n'oublies jamais qu'il souffre tout autant que moi...sinon plus.
La honte des voisins, la famille etc....il y a longtemps que je suis passée au-dessus et que toute critique bonne ou mauvaise coule sur moi sans laisser de trace profonde....je ne dis pas que cela me fait du bien, mais j'ai appris à vivre avec....
Et si je ne suis pas heureuse, je prends les choses de la vie comme elles viennent....Je suis sensible aux petits bonheurs.
DEMAIN EST UN AUTRE JOUR....
Mais je comprends les dégats et les vis,
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Messagede Fabulous » 04 Mai 2011, 06:33

L'alcool est à la fois un tel tabou et un tel spectre pour les gens (ce terme inclut aussi celle que j'étais)
qu'ils nient souvent la relation d'amour qui fait rester et cherchent à faire culpabiliser le conjoint.

Ou alors ils nient la personne malade aimée : "Comment peux-tu rester avec ce con ?" " D'accord, tu l'aimes mais tu mérites mieux" (une vraie ritournelle), etc...

Moi je dis, chacun fait ses choix et c'est plus facile si on les comprend. Donc merci à ce forum et à cette rubrique qui m'ont plus appris sur la maladie, le respect du à ceux qui boivent que des années de "copratique".

En recherchant des définitions du déni (qui n'était pas très clair pour moi, j'ai découvert un site formidable. Plusieurs textes sont consacrés à l'alcool, ou plutôt à ses malades. Je vous engage à lire notamment celui-ci. J'en ai encore le coeur tout réchauffé.
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Messagede sirene » 03 Juil 2011, 23:36

Bonjour à tous!
J'ai rencontré D il y a 4 ans, il m'a annoncé sa dépendance 3 mois apres, je n'avais rien remarqué car il ne boit que le soir , à la maison. Moi je suis boulimique , je pense que mon probleme ressemble beaucoup au sien, par les pulsions . Et nous venons de nous marier pour le meilleur et pour le pire Image. Nous sommes heureux toute la journée mais lui a du mal à supporter sa faiblesse et moi j'aimerais avoir mon mari même le soir, plutot que de le voir décliner et me sentir seule jusqu'au lendemain. A 44 ans il est GIG depuis l'age de 28 ans, handicapé , mal sevré de 2 ans de morphine, il a remplacé par l'alcool.
Demain je prends rdv avec un medecin conseillé sur un forum et nous allons tenter notre chance, chacun pour soi et pour l'autre.
J'espère que nos espoirs ne seront pas deçus. Et si c'est un echec, je l'aimerais encore plus.
A bientot
https://www.facebook.com/groups/1745091789058575/?fref=ts Cette page FB est mon groupe où il est question de naturopathie et du baclofene
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Messagede cassiopée » 04 Juil 2011, 07:25

Fabulous
Vraiment tés interressant ton article, cela reflète totalement la situation de mon mari
Merci
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Messagede dusud » 04 Juil 2011, 07:49

oui Fabulous vraiment très intéressant ton article.....
merci
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