Et les enfants, dans tout ça?

Et les enfants, dans tout ça?

Messagede Sandrine » 01 Sep 2013, 09:32

Voilà, Joseph99,

Pour mettre en relief tes interrogations et y donner prise, j'ouvre ce fil.



[quote=joseph99]

Laurent soulève une question extrêmement importante et qui n'a pas fait, ici sur le forum, l'objet d'une réflexion approfondie ; on me dira si je me trompe, mais question qui est récurrente dans les messages : c'est celle qui touche à ce que l'on doit, l'on peut, l'on ne doit pas, l'on ne peut pas dire aux jeunes enfants de l'alcoolisme de l'un de leurs parents voire parfois des deux.
Evidemment chaque famille a ses particularités, ses modes de communications dans le couple, avec les enfants, devant les enfants ou en leur absence, ses habitudes de partage et d'écoute ou de non partage et non écoute dans le dialogue (de sourds), ses façons de s'exprimer, j'entends les mots utilisés pour nommer les choses, le ton employé....
L'alcoolisme est une maladie très singulière dont l'évolution dans son discours général est patente mais lente ; par ailleurs, l'approche de cette question avec les enfants doit probablement tenir compte des expériences vécues par des adultes alcooliques ayant vécu eux-mêmes l'alcoolisme de leurs propres parents et en en ayant, bien sûr, souffert....
Comment tout à la fois protéger les enfants de scènes affligeantes ou violentes et ne pas laisser s'installer un rejet du parent alcoolique? Comment tenir compte de ce qu'ils savent sans pouvoir y mettre les mots? Y a-t-il un âge plus propice qu'un autre? Doit-on répondre à toutes leurs questions et comment? Comment impliquer le parent alcoolique sans le dévaloriser? Et au bout du compte, comment faire en sorte qu'ils ne reproduisent pas ce qu'ils vivent?

Si Change ou Sandrine lisent ce message, elles auront peut-être une suite à donner??? (un sujet sur le forum libre? une documentation? ???) ; je leur fais une copie de ce message sur leur sujet ; d'autres réactions seront bienvenues pour aider les parents membres du forum en difficulté ou en questionnement sur cette question.

[quote=/joseph99]
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Re: Et les enfants, dans tout ça?

Messagede Sandrine » 01 Sep 2013, 09:35

Je vais y aller un peu à rebours... je crois que chaque génération nettoie un peu plus les scories héritées des modes de fonctionnement familiaux. Si elle y bosse... Ils sont responsables de décider ce qu'ils vont en faire, et notre boulot se trouve dans le lâcher-prise, mais pas le laisser-aller.

Après, ce que j'en dis, c'est que j'ai choisi de ne pas avoir d'enfant, et que ma sœur, qui a eu 3 garçons a été très soulagée de ne pas avoir à négocier avec l'héritage en question, par peur de bousiller une fille.

Le peu que j'ai pu vivre avec mes filleul(e)s, j'y ai vu qu'il suffisait je crois de démontrer ma disponibilité et que je répondrais sans détours, mais seulement quand les questions surgissaient (à trop prévenir, l'info tombe en porte-à-faux). Et avec un langage simple, adapté à l'âge. Tenter de répondre à toutes les questions, je dis oui, parce que le gosse qui sent qu'on en évite une lui donnera encore plus d'importance, ou une aura de placard plein d'horreurs. Et si on ne peut pas parce que le placard est trop douloureux, le dire, comme ça, juste comme ça.

L'âge propice, c'est celui auquel la question est posée. Mais on ne peut pas tout leur livrer, il y a des niveaux de compréhension qui s'empilent les uns sur les autres. Un bout de question ici, un autre bout là, ou la même question posée autrement quelques mois plus tard... ils mettent en place le puzzle d'eux-mêmes, et il est toujours temps de fournir les pièces qui manquent. En leur demandant d'abord ce qu'ils ont compris, c'est bien aussi. Leur parler, c'est beaucoup écouter d'abord où ils en sont, ce qu'ils ont capté.


Pour le rejet, les scènes... je n'ai en magasin que ce que mes neveux ont successivement mis en place dès l'âge dit de raison: grâce à l'écoute et au dialogue avec leur mère, qui a fait un sacré chemin avec les Alanon, la mise à distance pour se protéger, avec des mots de plus en plus précis. Je ne sais pas, pas d'expérience directe de ça.
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Re: Et les enfants, dans tout ça?

Messagede Sandrine » 01 Sep 2013, 10:43

En rassemblant mes souvenirs concernant mon expérience la moins indirecte vécue sur le sujet, je me souviens de bribes ici et là.

Ma sœur, bien sûr.

Elle s'est rendue compte de l'alcoolisme de son mari en le voyant, entre autres, revenir de plus en plus souvent complètement rond, et s'affaler sur le divan du salon pour cuver. Je sais qu'elle a pris des photos du spectacle, pour les lui montrer ensuite. J'ai peu d'autres souvenirs, sinon que quand je la voyais, le sujet revenait régulièrement sur le tapis. Elle était assez réglo en même temps pour ne pas en faire un instrument de scission entre les enfants et leur père, et si elle a montré ces photos, c'était de désespoir. Elle pleurait seule, pour retrouver des forces et se rendre disponible envers les enfants.


Je me souviens de sa grande colère quand elle s'est aperçue que sous prétexte d'aller faire les courses le samedi matin pour la décharger, il embarquait son fils aîné ou les deux, et que surtout, ensuite, il allait s'installer avec eux sur une terrasse pour prendre ses deux premières bières, les utilisant en quelque sorte pour se couvrir.

Je crois que leurs disputes se sont toujours déroulées en l'absence des gosses, mais j'imagine que de temps en temps, elle devait laisser échapper un commentaire devant eux.

Les gamins ont compris beaucoup d'eux-mêmes, accueillis par des amis pendant le moment où les deux parents s'effondraient chacun de leur côté. Et ensuite, en mettant bout à bout les événements, vivant leur vie d'écoliers, puis de gymnasiens - bref, ils ont tenu leur cap, studieux, intelligents, je crois que ça a été une bouée de sauvetage aussi, leur avenir dépendait plus d'eux-mêmes que d'une telle situation - ils se sont détachés, oui, je dirais ça comme ça.


De fil en aiguille, c'est elle, comme je l'ai déjà dit, qui a décidé de prendre du temps pour voir une fois par semaine le groupe d'accompagnants d'alcooliques qu'elle avait rejoint. Elle y est allée, selon mon souvenir, parce qu'elle y trouvait de la ressource pour faire face, justement, sans impliquer les enfants, pour trouver elle-même une attitude juste (pour être dans la justesse, pas dans l'injustice) et gérer la barque qui prenait l'eau de plus en plus. Quitter un amour fou quand il n'y a pas de mouflets, c'est déjà une rude entreprise; elle a fini par se séparer de lui, bien plus tard, lorsque elle a épuisé toutes les possibilités de ne pas couler. Et ce qui l'y a aidée, c'est de réfléchir à elle-même, à sa propre santé; passer des heures à fixer le carrelage de la cuisine en cherchant elle-même d'impossibles solutions, ça la menaçait dans sa propre intégrité. Le gros tiraillement, c'était de tenter de préserver la vie de famille, de faire la gardienne de la paix familiale. Qu'est-ce qui était le mieux? Les garder tous ensemble, ou pas?

La maladie de son mari a ressurgi encore plus fort alors que, s'étant lancé dans une formation longue et coûteuse en temps et en énergie, son ego a enflé, mais pas son estime de soi - tiens, OA en parle dans son livre, de ce duo difficile à gérer.

C'est le fossé toujours plus grand entre l'ego et l'estime de soi qui tiraillait de plus en plus le bonhomme; si j'ai bien compris, ne pas voir ses efforts récompensés par un style de vie de patron pouvant offrir du luxe de temps à sa famille, et au contraire l'entraîner toujours plus loin dans les dettes et les difficultés, ça a été un facteur déterminant dans des cuites toujours plus nombreuses et plus dangereuses. Il voulait bien faire, mais au-delà de ses possibilités, et ne pouvant tenir ses propres promesses, la bouteille lui donnait du réconfort.

Ma sœur était bien consciente de ce déchirement, je pense, elle a toujours gardé en tête que ce n'était ni conscient ni volontaire, et par conséquent elle s'abstenait le plus possible d'accuser son mari. Mais j'imagine bien que parfois, les ambiances silencieusement délétères imprègnent les mômes, pas besoin de dire qui que ce soit, les vibrations empoisonnaient l'atmosphère. Elle a juste pété les plombs quand elle s'est rendue compte que son mari avait vidé les comptes-études des mômes pour faire face à des dettes.

Très vite, elle a parlé de l'alcoolisme comme d'une maladie, et je pense qu'elle en a parlé comme ça aux enfants. Je me souviens que je prenais ses propos d'alors comme une manière d'excuser son époux... plus tard, en prenant conscience qu'elle était co-dépendante, malade aussi, quelque part, elle a donc décidé de se soigner elle-même avec les Alanon. Je l'ai vue changer, devenir moins intransigeante, assouplir quelque chose tout en prenant le chemin d'une séparation qui était incontournable - ce n'est pourtant pas l'alcool qui l'y a décidée, mais de se rendre compte que son mari la trompait, une autre manière d'oublier les problèmes?

Les gosses ont ensuite fait leur chemin, se rendant compte d'eux-mêmes de la situation. Son ex l'accusait bien de monter les enfants contre lui, elle luttait le plus possible pour ne pas les influencer tout en laissant échapper ici et là des trucs de manière involontaire, bien sûr. Les comptes-études vidés, par exemple, et quand elle s'est retrouvée seule, à tenter de sauver les meubles, n'ayant plus travaillé depuis longtemps, à se débattre pour reprendre un boulot, mangée par les démarches à faire pour tenter de recouvrer une pension qui ne venait pas la moitié du temps. Je dirais comme ça, qu'elle a été fort digne et droite, tout en ramant terriblement pour que les mômes puissent aller de l'avant dans leurs études.


Bref, tout ça pour dire que le conjoint qui cherche à protéger les enfants se trouve comme bloqué, à devoir choisir entre différentes prises d'otages, ou ne pouvant choisir, justement. Et faisant non pas au mieux, mais au moins-pire.
Elle a vraiment cherché comment se protéger et protéger ses enfants en même temps, et l'impression générale que j'en ai, c'est qu'en bossant sur elle-même, surtout en se retenant d'accuser son ex, elle y est pas mal arrivée. Je trouve qu'elle séparait bien le problème de la relation de couple, et le problème d'être mère de ces mômes qui avaient ce père-là. A bien y réfléchir, je crois qu'en même temps qu'elle faisait cette part des choses, elle a compris que les minots devaient eux-mêmes faire leur propre chemin. Et être présente en cas de questions, pour gérer la souffrance des enfants sans la mixer avec la sienne à elle.

Et c'est pas mal réussi, comme résultat: les deux aînés ont certes dû trouver des petits boulots pour mener à bien leurs études, ce qui veut dire qu'à un moment, vu l'endroit isolé où ils habitaient, il a fallu quitter la maison, payer un loyer, se prendre en main au quotidien. Le dernier est un peu moins entreprenant, plus attaché à sa mère, mais finalement il est en route pour la vie.

Au final, je pense que c'est parce que ma sœur a décidé de mieux s'occuper d'elle-même, et de séparer son conflit de couple du reste, qu'elle a pu être garante d'un certain équilibre. Elle a même, à mon idée, montré la voie aux enfants: s'occuper bien de soi, en priorité. Et ils ont fait ce qu'ils avaient à faire, pour eux-mêmes et vis-à-vis de leur père, chacun à leur manière, de leur propre chef, en toute conscience et responsabilité. Ils ont fait leurs choix respectifs, comme elle.
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Re: Et les enfants, dans tout ça?

Messagede dignesdubonheur » 01 Sep 2013, 13:27

Sandrine,

Quid du rapport des enfants avec leur père ?
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Re: Et les enfants, dans tout ça?

Messagede Sandrine » 01 Sep 2013, 13:30

Tu veux savoir où ils en sont actuellement?
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Re: Et les enfants, dans tout ça?

Messagede dignesdubonheur » 01 Sep 2013, 14:10

Oui, c'était ça ma question...
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Re: Et les enfants, dans tout ça?

Messagede Sandrine » 01 Sep 2013, 14:29

On en cause si peu... assez distants, au moins.

Aux dernières nouvelles: lorsque le premier, qui a 27 ans, s'est séparé de sa copine, il en a informé son père par SMS. Réponse (probablement sous alcool): fais pas le con, j'arrive. Hors de propos, décalé, dramatisant. Mon neveu soupire et ne répond même pas.

Pour le deuxième, lui a dit définitivement: on se revoit quand tu te seras soigné.

Le dernier, qui a 21 ans, s'est vu invité au contraire des 2 autres au remariage (troisième mariage) de son père; qui appuie là sur un ressort tenant au fait qu'il contribue encore un peu à ses études. Il est mal pris. N'a pas envie, mais se sent un peu obligé.

L'alcool dans tout ça, c'est presque secondaire, c'est l'attitude générale de leur père qui les consterne. Son comportement erratique, puéril, ses réactions théâtrales - l'épisode du deuxième mariage avec un enfant fait dans son dos, le divorce rapide ensuite, ses disparitions du paysage, ses réapparitions guignolesques, et j'en passe.
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Re: Et les enfants, dans tout ça?

Messagede dignesdubonheur » 01 Sep 2013, 15:32

Ces précisions étaient importantes pour moi.

Sandrine a écrit:L'alcool dans tout ça, c'est presque secondaire, c'est l'attitude générale de leur père qui les consterne.


Oui. Ca me rappelle plus le père de mon grand Loulou, avec aucun lien avec l'alcool... J'aurais tant de choses à dire sur ce genre papa.

Mais l'alcool n'arrange rien, ça c'est sûr. Au moins lui, serait peut-être différent sans cette cochonnerie ?

Je reviendrai bien sûr sur ce sujet qui me touche au plus haut point !
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Re: Et les enfants, dans tout ça?

Messagede Sandrine » 01 Sep 2013, 15:44

Oui, causons-en.

Mais pour l'ex de ma sœur, si l'alcool est peut-être dissociable de ses conneries, le symptôme "dépendance" ne l'est pas.

Si c'était pas l'alcool, ce serait quoi d'autre? Je veux dire, il ne s'est pas tué en bagnole malgré une dizaine d'accidents graves, mais est-ce que d'autres symptômes lui auraient été plus ou moins dommageables... je ne sais pas. En tous cas, les relations avec sa famille en seraient à peu près au même point.

Là, je me dis une fois de plus que le fait que ce soit l'alcool qui soit le truc le plus visible, c'est anecdotique. Le mal-être en-dessous amène fatalement à l'explosion des liens avec ses fils. C'est pour ça que je suis hyper-réticente quand on accuse l'alcool, en soi, de tout le reste; enlève l'alcool, il reste... tout le reste qui pourrit les relations. Et ça fait une conchiée de trucs, qui ne vont pas s'arranger juste parce que la boisson n'est plus de la partie. Tout reste à faire ensuite.
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Re: Et les enfants, dans tout ça?

Messagede dignesdubonheur » 01 Sep 2013, 18:24

Allez, j'ai un peu de temps, alors je me lance !

Je ne le fais pas dans le canapé, mais je me cale sur la table entre les cahiers et les feuilles doubles grands carreaux...

Bon, ça c'était juste pour gagner du temps.

Alors, mon grand-père est mort d'alcoolo-dépendance et de tuberculose, 1 mois jour pour jour après ma naissance. Mon père n'a pas souhaité qu'il me voit... Mais ce rapport là, je ne l'ai pas vécu.

Mon père est alcoolique chronique. Pas comme moi, dans le sens où il n'a jamais dérivé sur des alcoolisations très excessives (alccol fort), mais il a toujours bu du vin, midi et soir, et je me suis rendu compte à quel point son comportementa pu changé pendant quelques années, lorsqu'il en abusait.
Pas de violence physique. Jamais. Mais pour ce qui est de la violence verbale, il a su faire dans son manque de discernement.

Mais je pense aussi qu'il pensait les mots qu'il a dit, et que l'alcool l'a simplement désinhibé !

Je ne me suis rendu compte de tout cela que lorsque moi-même j'ai été malade et hors du déni.
Aujourd'hui, il boit toujours. Mais moins. Pas de quoi avoir la tête à l'envers. Pour me protéger, il met sa bouteille par terre pour que je ne la vois pas, et qu'elle ne me tente pas. lol !

J'ai tenté le "Je pense que bois plus que la normal", j'ai tenté de lui expliquer, lorsque je l'apprenais que Pierre, Paul, Jacques était décédés d'alcoolisme (oesophagite, cancer du foie,...). Il me répond "Ben non, c'était des bons vivants, c'est tout !"
Mon père à 81 ans. Je crois que son plaisir il doit le garder. Il l'a épargné sa santé, alors maintenant...

Ca, c'était une première ébauche en tant qu'enfant

La suite, ce sera moi avec mes enfants.
Et là c'est une autre histoire...
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